Hillary Clinton "a encore des choses à dire", alors elle les a écrites

Pour Hillary Clinton  Donald Trump a aussi exploité "l'anxiété raciale et culturelle" des Blancs.
Pour Hillary Clinton Donald Trump a aussi exploité "l'anxiété raciale et culturelle" des Blancs. - © Belga

Battue il y a dix mois par Donald Trump, Hillary Clinton publie ce mardi aux Etats-Unis un récit personnel ("What happened" - Ca s'est passé comme ça) sur sa défaite. Elle y assume sa part de responsabilité mais refuse d'absoudre le FBI, la Russie et les médias.

L'ancienne candidate, qui fêtera le mois prochain ses 70 ans, ne mâche pas ses mots sur le successeur de Barack Obama: un "menteur", sexiste, indigne et incompétent. Elle dit s'être "frappée le front" en l'entendant expliquer que le problème nord-coréen n'était "pas si simple". Elle raconte le "choc" de la soirée du 8 novembre 2016, le jour de sa défaite à la présidentielle, recluse dans sa chambre d'hôtel de New York, le sentiment d'être "vidée", la tristesse qui ne la quitta pas pendant des semaines. "Il n'y a pas eu une journée depuis le 8 novembre durant laquelle je ne me suis pas posé la question: pourquoi ai-je perdu? ", écrit-elle. Elle éreinte aussi son ancien rival des primaires démocrates, Bernie Sanders, lui reprochant son agressivité durant la campagne. Elle énumère enfin les facteurs qui ont contribué à sa défaite: désir de changement, rejet de sa personne, misogynie, sentiment de désaffection économique d'une partie des classes populaires blanches.

Mais selon elle, Donald Trump a aussi exploité "l'anxiété raciale et culturelle" des Blancs.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir