Heurts entre Palestiniens et policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées

Selon un photographe de l'AFP sur place, ces violences ont éclaté à la suite de la publication par des médias palestiniens d'informations selon lesquelles un policier israélien aurait jeté au sol un Coran, en chassant un groupe de Palestiniennes d'un accès à l'esplanade le 3 mars, des accusations démenties par la police israélienne.

Une centaine de manifestants palestiniens ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers, qui ont répliqué par des tirs de grenades étourdissantes, a affirmé le porte-parole de la police israélienne, ajoutant que plusieurs policiers avaient été blessés par des pierres.

Le porte parole de la police a démenti la version de l'incident du 3 mars donnée par les médias palestiniens, assurant que les policiers avaient tenté de dégager un accès au site que bloquait un groupe de Palestiniennes installées sur un banc pour empêcher la visite d'un groupe d'Israéliens. L'une des Palestiniennes tenait un Coran.

"Quand le banc a été enlevé, le Coran est tombé au sol", a déclaré le porte-parole de la police, assurant que le livre sacré avait ensuite été ramassé et restitué à sa propriétaire.

L'esplanade, que les musulmans appellent le "Noble sanctuaire" (Haram al-Charif) et les juifs le "Mont du Temple", en référence à l'ancien temple de Jérusalem, est un lieu sacré pour l'islam comme pour le judaïsme et une source de tensions entre les deux communautés.


Belga

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