Hautes fonctions européennes: l'heure de vérité approche pour l'Allemande Ursula von der Leyen

Hautes fonctions européennes: l'heure de vérité approche pour l'Allemande Ursula von der Leyen
Hautes fonctions européennes: l'heure de vérité approche pour l'Allemande Ursula von der Leyen - © FREDERICK FLORIN - AFP

La ministre allemande Ursula von der Leyen, candidate désignée par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pour prendre la tête de la Commission européenne, devrait être fixée dès mardi sur son avenir.

Pour devenir la première femme à occuper la présidence de l'exécutif de l'Union, elle doit obtenir le soutien d'une majorité absolue des députés au Parlement européen, soit au moins 374 votes.

La tâche de l'actuelle titulaire du portefeuille de la Défense au sein du gouvernement d'Angela Merkel s'annonce toutefois ardue. Jusqu'à présent, seul son groupe politique du PPE (182 élus) lui a garanti son soutien.

Les S&D et Renew Europe, deuxième et troisième familles politiques du Parlement (avec respectivement 154 et 108 élus), ont quant à elles chacune avancé une série de conditions pour voter en faveur de la candidate allemande.

Cette dernière tentera de convaincre l'ensemble des eurodéputés de sa compétence lors d'une intervention programmée mardi matin dans l'hémicycle. Le scrutin, à bulletin secret, devrait lui se dérouler entre 18h00 et 20h00.

D'ici là, Ursula von der Leyen fournira aussi des réponses écrites précises aux exigences formulées par certains groupes politiques en échange de leur soutien. Elle poursuivra en outre son intense activité de lobbying pour rallier un maximum de parlementaires derrière son nom.

Les Verts/ALE, quatrième force de l'assemblée avec 74 députés, ont de leur côté d'ores et déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas en sa faveur, fustigeant une absence de propositions concrètes dans son chef.

Si elle peut en théorie se passer de leur soutien, elle doit par contre s'assurer d'obtenir un maximum de votes favorables émanant du S&D et de Renew Europe. Les seconds cités semblent pour la plupart enclins à la soutenir au contraire des premiers qui sont beaucoup plus dispersés.

Les socialistes belges du PS et les sociaux-démocrates allemands du SPD ont notamment indiqué qu'ils ne comptaient pas apporter leurs voix à la ministre de Mme Merkel.

Il n'est pour l'heure pas exclu qu'Ursula von der Leyen tente de reporter l'élection à septembre, si elle estime avoir besoin de davantage de temps pour convaincre. La perspective de l'emporter avec une courte majorité, grâce entre autres à un soutien de certains députés membres de groupes eurosceptiques voire d'extrême droite, pourrait aussi l'encourager à repousser le scrutin.

Au sein du Parlement européen, de nombreux députés reprochent à la candidate allemande de n'être pas issue de la procédure des candidats principaux ("Spitzenkandidaten") mis en avant par les familles politiques de l'hémicycle. Certains affirment craindre qu'elle soit trop inféodée aux Etats membres - en particulier à l'Allemagne et la France - auxquels elle devrait son élection.

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