Grève, étudiants évacués: que se passe-t-il dans les universités françaises?

Grève, étudiants évacués : que se passe-t-il dans les universités françaises ?
Grève, étudiants évacués : que se passe-t-il dans les universités françaises ? - © STRINGER - AFP

Les forces de l’ordre ont évacué quelque 200 étudiants de La Sorbonne à Paris ce jeudi soir. Ils occupaient les locaux de l’université depuis le début de l’après-midi avec le souhait d’y tenir une assemblée générale interuniverisité, selon Le Monde.

En début de soirée, les personnes présentes ont voté l’occupation du bâtiment, en contestation des nouvelles modalités d’accès à la fac. Un mouvement qui agite d’ailleurs de nombreuses universités françaises depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Après trois heures de négociations infructueuses avec les étudiants occupants La Sorbonne, le recteur de l’académie de Paris a demandé l’intervention en soirée des forces de l’ordre dans ce haut lieu de la contestation estudiantine en Mai 68. Alors que de nombreux étudiants poursuivaient leur mouvement dans une ambiance conviviale, écrit Le Monde. L’évacuation a débuté vers 22h00 et l’opération s’est déroulée "dans le calme", selon la police.

Une loi qui divise

Ces mouvements en cours dans différentes universités en France s’inscrivent dans le cadre d’une contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) sur les nouvelles modalités d'accès à l'université, votée le 15 février. Elle prévoit notamment que les universités françaises doivent désormais étudier et trier les dossiers des lycéens, chacune selon ses propres critères. La réforme de l'accès à l'université s'apparente, selon ses détracteurs, à une "sélection" en raison du classement des candidatures des bacheliers.

Plusieurs universités perturbées en France

Malgré l’évacuation rapide de la Sorbone, le site de Tolbiac à Paris reste lui toujours occupé depuis le 26 mars, malgré la présence policière jeudi soir à l’extérieur de l’université. "Dans la soirée les flics sont arrivés et ont encerclé Tolbiac. Ils se sont rapprochés [des grilles] et au bout d'un moment sont repartis", a raconté une étudiante interrogée par l'AFP ce jeudi soir. "On a va rester ici parce qu'on veut que le gouvernement nous entende. Les gens sont en colère, on le voit partout", prévient-elle.

La fronde des étudiants ne faiblit pas avec une dizaine d'universités toujours totalement ou partiellement bloquée dans toute la France, notamment à Paris, Lille, Rennes, Montpellier ou Toulouse.

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