Grève en France ce jeudi : Macron confronté à une mobilisation qui pourrait durer

Le bras de fer est lancé entre les syndicats et Emmanuel Macron.
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Le bras de fer est lancé entre les syndicats et Emmanuel Macron. - © BENOIT TESSIER - AFP

"Ça va être la galère" C’est ce qu’on entend depuis quelques jours en France et surtout à Paris. Demain, une nouvelle grève va toucher l’ensemble du pays. En cause, le projet de réforme des retraites d’Emmanuel Macron. Les intentions du président de la République ne sont pas encore très précises. Mais il veut changer le système et instaurer un système de pension à points. Il veut aussi harmoniser les systèmes de retraite du public et du privé et pour y arriver, Emmanuel Macron veut mettre fin aux 42 régimes spéciaux de retraite qui existent aujourd’hui. Des régimes spéciaux qui concernent la SNCF, la RATP mais aussi la Comédie française, l’Opéra de Paris ou encore la Banque de France. Des régimes spéciaux qui, pour Emmanuel Macron et son gouvernement, offrent des privilèges qui ne se justifient plus trop. Pour les cheminots, c’est inacceptable. Mathieu Bolle-Redat travaille à la SNCF depuis 12 ans et depuis 8 ans, il est conducteur de RER. " Nous ne sommes pas des privilégiés. Je me lève à 2 heures du matin, je travaille des week-ends et mon salaire brut de base est de 1800 euros. "

Une grève qui pourrait durer

Le gouvernement évoque l’idée de ne pas supprimer les régimes spéciaux pour les personnes en activité mais pour ceux qui entreraient à l’avenir à la SNCF. Pour Mathieu Bolle-Reddat, qui est aussi syndiqué à la CGT, c’est non. " Mon grand-père s’est battu pour que je puisse bénéficier de la sécurité sociale. Je ne peux accepter que ma fille ne bénéficie pas des mêmes droits que moi. " Et pour lui, l’objectif d’Emmanuel Macron est simple : réduire le coût des pensions et du coup, les pensions de chacun.

Le bras de fer est lancé entre les syndicats et Emmanuel Macron

Demain, ce ne serait que le début d’un long mouvement, disent les syndicats, si le gouvernement maintient son projet. Résultat, une très très forte mobilisation attendue. À la SNCF, neuf trains sur 10 ne rouleront pas. Notamment les TGV et les TER. Il n’y aura normalement qu’un Eurostar sur deux et deux Thalys sur trois. À Paris, il n’y aura quasiment pas de bus, ni de métros. Air France est aussi touchée par la grève. Il y aura aussi des perturbations dans les hôpitaux, chez les pompiers, les policiers et les enseignants. Aux dernières nouvelles, quatre écoles primaires sur dix seront fermées.

Le bras de fer est lancé entre les syndicats et Emmanuel Macron. Des syndicats qui veulent faire plier le pouvoir. Et Emmanuel Macron qui veut montrer que lui, il ose aller jusqu’au bout pour réformer la France. Un an après la contestation des Gilets jaunes, le mois de décembre risque d’être à nouveau très tendu et agité dans l’Hexagone.

Journal télévisé 13H

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