Grèce: Varoufakis aux rassemblements du 1er mai à Athènes

Le ministre controversé et très médiatique du gouvernement de gauche Syriza est arrivé vers midi sur la place Klafthmonos, près du centre d'Athènes, où la centrale du privé, la Confédération générale des travailleurs (GSEE), et celle du public, Adedy, ont organisé des manifestations rassemblant près de 2500 personnes, selon une source policière.

Accompagné par trois ministres du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis a salué les manifestants avant de quitter les lieux lors du début de la marche vers la place proche Syntagma, en bas du Parlement, a constaté un photographe de l'AFP.

Yanis Varoufakis est au centre de l'actualité, tenu responsable par certains de ses homologues de la zone euro du retard pris dans les négociations entre le gouvernement grec et les créanciers du pays, UE et FMI.

Ces discussions peinent à aboutir à un accord sur les réformes que la Grèce devrait adopter pour s'assurer de la poursuite du versement des prêts internationaux, vitaux pour le pays qui est à court d'argent.

Mercredi, Yanis Varoufakis a été pris à partie dans un restaurant dans le quartier contestataire d'Exarchia à Athènes par un groupe d'anarchistes, qui a jeté des objets en verre dans sa direction en proférant des insultes, alors qu'il dînait avec sa femme.

Outre le défilé des syndicats, deux autres rassemblements séparés ont eu lieu vendredi à Athènes: celui du Front de lutte des travailleurs" (Pame), un mouvement proche du parti communiste KKE, ayant rassemblé 7000 personnes sur la place Syntagma, selon la police, et un troisième des groupes de gauche ayant réuni 1.500 personnes.

A Thessalonique, deuxième ville du pays, près de 4000 personnes ont manifesté, le plus grand rassemblement étant celui du Pame, selon la police.

"Aucun sacrifice pour la dette et pour l'euro", était inscrit sur une banderole à Athènes.

Des centaines de manifestants du Pame brandissaient des drapeaux rouges tandis que certains manifestants des syndicats tenaient à la main un oeillet rouge.

"1er mai, jour de lutte et d'honneur: la lutte des syndicats continue pour le retour du salaire minimum (au niveau avant la crise), pour des conventions collectives, pour défendre les droits de sécurité sociale et l'emploi", était inscrit sur l'affiche centrale de la GSEE.

Le centre de la capitale était bouclé à la circulation et des forces anti-émeutes étaient présentes dans les rues.

AFP

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