Grèce: une sortie de la zone euro inévitable en cas de victoire de Syriza?

Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza,  en tête des sondages avant les élections législatives de janvier, à Athènes le 3 janvier 2015
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Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, en tête des sondages avant les élections législatives de janvier, à Athènes le 3 janvier 2015 - © Angelos Tzortzinis

Angela Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, selon le quotidien allemand Der Spiegel. Un changement de ton, puisque jusqu’ici, la chancelière allemande avait toujours farouchement défendu le maintien d’Athènes au sein de la monnaie unique.

Angela Merkel et son ministre des Finances ont donc changé d’avis : ils jugent désormais supportable que la Grèce quitte la zone euro. Ce serait même quasiment inévitable si le parti de gauche radicale, Syriza, arrive au pouvoir après les élections et décide d’abandonner la politique de rigueur et de cesser de rembourser les dettes du pays.

En finir avec l’austérité imposée à la Grèce, notamment par l’Europe, c’est en effet l’intention affichée par Alexis Tsipras, le leader de Syriza. Le parti est donné favori pour les législatives anticipées, qui se dérouleront le 25 janvier prochain.

Mais pourquoi l’Allemagne se montre-t-elle aujourd’hui moins frileuse à l’idée que la Grèce puisse sortir de la zone euro ? Tout simplement parce qu'elle ne craint plus de risque de contagion au reste de la zone euro. Ce risque serait en tout cas limité, parce que le Portugal ou encore l'Irlande semblent tirés d'affaire, assainis.

L'Europe a par ailleurs mis en œuvre suffisamment de réformes ces dernières années, notamment des mécanismes de sauvetage, pour permettre de gérer plus facilement une éventuelle sortie de la Grèce.

L'Allemagne confiante

Par le biais d'un porte-parole, le gouvernement allemand a répondu à ces informations du Spiegel en disant être confiant que la Grèce tiendra ses engagements pris dans le cadre du plan de sauvetage européen.

"La Grèce a tenu ses engagements par le passé. Le gouvernement suppose ainsi que la Grèce continuera à remplir ses engagements contractuels " envers ses créditeurs, a déclaré Georg Streiter à l'AFP.

Aline Gonçalves et Belga

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