Grèce: Syriza, la gauche radicale, ne veut pas d'une sortie de l'euro

Remetre en cause les plans d'austérité, oui. Quitter l'euro, non. Tel est le point de vue de la gauche radicale grecque
Remetre en cause les plans d'austérité, oui. Quitter l'euro, non. Tel est le point de vue de la gauche radicale grecque - © AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

Le chef de la gauche radicale grecque Syriza Alexis Tsipras s'est défendu mercredi à Athènes de prôner la sortie de la zone euro en plaidant pour son programme devant les ambassadeurs en Grèce du G20.

"Notre programme n'est pas un programme de sortie du pays de l'Union européenne et de la zone euro, comme nos rivaux nous en accusent", a affirmé M. Tsipras, dont le parti serait au coude-à-coude avec la droite Nouvelle-Démocratie pour le scrutin crucial du 17 juin.

Il a souligné que "le programme du Syriza était la seule façon de sortir le pays de la crise afin que la Grèce devienne un partenaire égal et digne dans l'UE et la zone euro".

Devant les ambassadeurs des pays du G20, le forum des 20 plus grandes puissances mondiales, Alexis Tsipras a estimé que si les pays européens poursuivaient dans la voie de la rigueur imposée depuis deux ans en Grèce, "les résultats seraient catastrophiques pour les sociétés et l'économie mondiales mais aussi pour l'euro".

Affichant un discours anti-austérité, le Syriza fait peur à certains milieux en Europe et aux marchés, qui craignent que la Grèce n'honore pas ses engagements, concernant la poursuite des réformes et le redressement de l'économie.

"L'économie grecque a des problèmes structurels graves, qu'elle avait avant la crise: un Etat inefficace, des inégalités extrêmes et une évasion fiscale répandue", a dit Alexis Tsipras.

Il a estimé que "deux ans après l'application du mémorandum (plan d'austérité en échange des prêts internationaux), ces problèmes non seulement n'ont pas été résolus mais ils se sont aggravés".

Le programme du Syriza prévoit "des changements radicaux dans le système politique et l'administration publique" qui souffrent "du clientélisme", a-t-il assuré.


Belga