Séisme en mer Egée : le bilan grimpe à 14 morts et 500 blessés en Turquie et en Grèce

Un puissant séisme a secoué vendredi midi l’ouest de la Turquie et la Grèce voisine, provoquant l’effondrement de plusieurs immeubles d’habitation sous lesquels des habitants sont coincés et une montée du niveau de la mer.

Au moins 14 personnes ont été tuées et 500 blessées selon le dernier bilan.

En Turquie, selon l’agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD), 12 personnes sont mortes, dont une par noyade, et 500 ont été blessées.

En Grèce, deux adolescents ont été tués sur l’île de Samos par l’écroulement d’un mur, a indiqué la télévision publique Ert. Neuf personnes ont par ailleurs été blessées.

La secousse, qui a été ressentie jusqu’à Istanbul et Athènes, s’est produite en mer Egée, au sud-ouest d’Izmir, troisième plus grande ville de Turquie, et près de l’île grecque de Samos.

La puissance du séisme, qui s’est produit à une dizaine de kilomètres de profondeur, a été évaluée à une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter par l’Institut de géophysique américain (USGS) et 6,6 par les autorités turques.

A la recherche d’habitants sous les décombres

Des secouristes tentaient vendredi soir, à la lueur de lampes frontales, de retrouver des survivants dans les décombres d’immeubles effondrés dans l’Ouest de la Turquie après un puissant séisme qui a fait 14 morts et près de 500 blessés dans ce pays et en Grèce voisine.

A Bayrakli, dans la province d’Izmir, des équipes guidées par des chiens renifleurs s’efforçaient de se frayer un passage à travers des poutres tordues et des blocs de béton, vestiges d’un immeuble d’habitation de sept étages, selon les images de la télévision publique turque TRT.

Signe de sa puissance, le séisme a provoqué un raz-de-marée qui a inondé les rues de Seferihisar, ville turque située près de l’épicentre, et balayé les côtes de Samos.

La secousse tellurique a provoqué l’effondrement des murs de plusieurs maisons et des inondations dans le port de Samos, selon des images diffusées par Ert.

Mais c’est la côte égéenne turque, densément peuplée, qui a été la plus durement touchée. Les secouristes étaient engagés dans une course contre la montre pour extraire des survivants des décombres.

Selon les secouristes turcs, 17 immeubles étaient écroulés ou fortement endommagés.

Hôpitaux saturés

Plusieurs hôpitaux d’Izmir, engorgés à cause de la pandémie de nouveau coronavirus, ont transféré des patients vers d’autres établissements pour pouvoir accueillir les victimes du séisme.

Les mosquées ont ouvert leurs portes pour héberger les sinistrés.

Peu après la secousse, les télévisions turques ont diffusé des images impressionnantes de nuages de poussière s’élevant dans le ciel, signalant l’effondrement de plusieurs immeubles.

Sur une vidéo prise par un habitant avec son téléphone, on voit un immeuble s’écrouler comme un château de cartes, pendant que des passants s’écrient "Mon Dieu !".

La secousse a également été ressentie à Istanbul, capitale économique du pays, mais aucun dégât n’y a été constaté.

"Front commun"

Mettant de côté leurs vives tensions diplomatiques actuelles, Ankara et Athènes se sont engagés à s’entraider en cas de besoin, lors d’un entretien téléphonique entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

"Dans ces moments, nos peuples ont besoin de faire front commun indépendamment de nos différences", a écrit M. Mitsotakis sur Twitter.

"Le fait que deux voisins soient solidaires dans ces temps difficiles a plus de valeur d’un grand nombre de choses", lui a répondu M. Erdogan sur le réseau social.

Cet appel à la solidarité rappelle l’aide que la Grèce avait offerte à la Turquie après un séisme meurtrier en 1999, un geste qui avait permis un réchauffement des relations entre ces deux pays en crise. Des experts avaient alors parlé de "diplomatie du séisme".

La France s’est jointe à ce mouvement, proposant vendredi son assistance à Athènes et Ankara, alors qu’elle est en pleine crise avec la Turquie sur de nombreux sujets diplomatiques et géopolitiques.

La Turquie et la Grèce sont situées dans une des zones sismiques les plus actives du monde.

En 1999, un séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest de la Turquie, faisant plus de 17.000 morts, dont un millier à Istanbul.

En janvier dernier, un séisme de 6,7 avait fait une quarantaine de morts dans la province d’Elazig (est).

En Grèce, le dernier séisme mortel, de magnitude 6,7, avait eu lieu sur l’île de Kos, proche de Samos dans l’archipel de Dodécannèse en mer Égée en juillet 2017, tuant deux personnes.

Un puissant séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter a secoué vendredi l’ouest de la Turquie et provoqué l’effondrement de plusieurs immeubles, ont rapporté l’Institut de géophysique américain (USGS) et les autorités turques.

La secousse, qui a été ressentie jusqu’à Istanbul et Athènes, s’est produite en mer Egée, au sud-ouest d’Izmir, troisième plus grande ville de Turquie, et près de l’île grecque de Samos.

"A ce stade, nous avons reçu des informations selon lesquelles six immeubles se sont effondrés à Bornova et Bayrakli", dans la province d’Izmir, a indiqué le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu sur Twitter.

A la recherche d’habitants sous les décombres

"Certains de nos concitoyens sont coincés dans les décombres", a ajouté le ministre de l’Environnement Murat Kurum, faisant état pour sa part de cinq immeubles effondrés.

Les autorités turques ont chiffré la secousse à 6,6 sur l’échelle de Richter. Selon l’USGS, elle s’est produite à une dizaine de km de profondeur.

Les télévisions turques montraient les images de nuages de poussière s’élevant dans le ciel pendant que des habitants se précipitaient dans les rues en panique.

Le gouverneur d’Istanbul Ali Yerlikaya a indiqué qu’aucun dégât n’avait été constaté dans l’immédiat dans la capitale économique du pays.

"Toutes nos institutions ont commencé à se rendre sur les lieux pour entamer les efforts nécessaires", a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan sur Twitter.

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