UE: toujours pas d'accord de la zone euro sur la dette grecque

Douze heures de négociations n’auront pas suffi. A l’issue de la réunion, ce mercredi matin, le chef de file de la zone euro ne cachait pas sa déception. Jean-Claude Juncker: "Je suis un peu déçu mais je dois admettre que les détails techniques sont compliqués, des calculs plus précis doivent être réalisés, ce qui sera fait pour la prochaine réunion."

Car les 17 ministres et le FMI ont convenu de se revoir lundi prochain. Ça ne veut pas dire pour autant que les 31 milliards et demi d’euros attendus par Athènes seront concrètement libérés. Là-dessus, le flou reste de mise. Et pourtant, la Grèce a pris les mesures exigées en échange du prêt européen mais il reste la question de la soutenabilité de sa dette, autrement dit la manière de ramener sa dette colossale à un niveau jugé acceptable: 120% de son Produit Intérieur Brut. Le FMI exige que cet objectif soit atteint en 2020 ce qui impliquerait que les pays de la zone euro acceptent de perdre une partie de leurs prêts à Athènes. Mais l’Allemagne et d’autres Etats refusent. Une deuxième option est sur la table, celle de repousser l’objectif des 120% du PIB en 2022. Elle permettrait aux créanciers de ne rien perdre. Il reste maintenant à la zone euro et au FMI à accorder leur violon.

Africa Gordillo

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