Grèce: l'aide de la zone euro, ce n'est pas encore pour maintenant

Une vieille dame mendie à Athènes
Une vieille dame mendie à Athènes - © AFP

La zone euro a décidé de reporter à lundi sa décision sur le plan d'aide à la Grèce. En effet, ses comptes ne sont pas exacts et surtout, alors que la Grèce entre en campagne, les membres de la zone euro veulent la certitude que les partis actuellement au pouvoir tiendront les engagements pris.

Dimanche, avec Athènes en feu, le parlement a voté le plan d'austérité exigé : 3,300 milliards d'économies passant par la réduction du salaire minimum, des retraites et la mise en chômage technique de 15 000 agents des services publics. Sans oublier la privatisation de secteurs stratégiques comme l'eau ou l’électricité.

Mais, tout compte fait, sous le contrôle de la troïka qui contrôle les engagements de la Grèce, il manque encore 325 millions d'euros pour le budget de cette année. Un tour de vis supplémentaire devrait être donné dans certains régimes salariaux spécifiques et dans le budget de la Défense.

Athènes, des promesses fiables ?

Mais l'eurogroupe veut aussi s'assurer de la fiabilité des promesses faites par Athènes. Pour le parti socialiste, l'ancien premier ministre Geoges Papandreou a donné sa promesse écrite. Par contre il manquait encore ce mardi soir celle du chef de la nouvelle démocratie, le parti conservateur. Ce devrait être chose faite ce mercredi.

Ces incertitudes ont conduit le président de la zone euro, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a reporter la réunion initialement prévue ce mercredi à lundi prochain.

Vu d'Athènes, la suspicion des partenaires et bailleurs de fonds de la Grèce sera perçue comme une humiliation de plus. Mais du point de vue des autres membres de l'eurogroupe, il y a la ligne rouge : éviter que la Grèce soit en défaut de paiement fin mars, lorsqu'elle aura remboursé des emprunts pour un montant de 14,5 milliards d'euros.

Au sein de l'eurogroupe, il y a aussi des divergences d'appréciation entre les durs (Pays-Bas, Allemagne, Finlande) et les autres qui s'interrogent sur la soutenabilité des efforts demandés à la Grèce.

Françoise Gilain

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