Grèce: le gouvernement dément des rumeurs de démission de Varoufakis

Ces rumeurs font suite à un article du quotidien populaire allemand Bild, citant "une source gouvernementale" selon laquelle "ce n'est qu'une question de temps" avant que le ministre doive quitter ses fonctions.

"Ces rumeurs sont totalement infondées". Le gouvernement a "absolument et catégoriquement démenti tout problème et toute hypothèse de démission de M. Varoufakis", a insisté son porte-parole.

Vendredi après-midi, Yanis Varoufakis en personne s'est exprimé sur Twitter à ce sujet: "Chaque fois que les négociations chauffent, on voit surgir une nouvelle rumeur sur ma démission, ma fin, etc... Assez amusant".

Il semble cependant que le ministre, omniprésent dans les médias européens depuis l'arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza fin janvier, et très critiqué notamment pour un reportage photographique récent dans Paris-Match donnant de lui une image très éloignée de ses idées politiques, ait un peu mis en veilleuse son programme d'interviews et d'apparitions publiques.

Cela ne l'a pas empêché de donner trois interviews à la presse étrangère cette semaine.

Il s'est aussi rendu en Crète mercredi, à l'occasion de la fête nationale, et s'il a dû annuler une conférence prévue mardi à Londres, indique son entourage, c'est parce qu'il devait rester en relation avec le Premier ministre Alexis Tsipras qui était au même moment à Berlin.

Le ministre, indique-t-on de même source, est également très occupé à travailler sur la liste de réformes que le gouvernement grec doit présenter à ses créanciers lundi pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche de prêts.

La personnalité d'apparence assez désinvolte de Yanis Varoufakis, économiste de profession, a désarçonné ses pairs à plusieurs reprises, notamment, selon la presse allemande, son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

Lui a toujours cependant assuré respecter beaucoup ce dernier, appelant la semaine dernière sur son blog Berlin et Athènes à "réimaginer un avenir commun" et à "mettre fin au jeu toxique des accusations réciproques".

Belga

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