Grèce: "Faire partie de l'euro c'est respecter les accords", prévient l'UE

Grèce: "Faire partie de l'euro c'est respecter les accords", prévient l'UE
Grèce: "Faire partie de l'euro c'est respecter les accords", prévient l'UE - © THIERRY CHARLIER - BELGAIMAGE

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé lundi que "faire partie de la zone euro signifie qu'il faut respecter l'ensemble des accords déjà passés", après l'arrivée de la gauche radicale de Syriza au pouvoir en Grèce.

"Sur cette base, nous sommes prêts à travailler" avec le nouveau gouvernement grec, a poursuivi M. Dijsselbloem.

De son côté, la Commission européenne "respecte entièrement le choix souverain et démocratique des Grecs", a déclaré au cours d'un point de presse son porte-parole, Margaritis Schinas. "La Grèce a fait des progrès considérables et nous sommes prêts à l'aider à affronter les défis qui lui restent en matière de réformes", a-t-il ajouté.

La question de la dette grecque, qui atteint 177% du PIB du pays, n'est pas la plus urgente à régler, a déclaré M. Dijsselbloem. "Nous avons toujours dit que nous continuerions de travailler avec (les Grecs), notamment si nécessaire en ce qui concerne la viabilité de la dette", a-t-il dit.

Mais "c'est trop tôt pour en parler", a-t-il aussitôt ajouté, insistant sur la nécessité de conclure la 5e revue du programme d'aide en cours avec les créanciers du pays. Celle-ci aurait dû être bouclée en décembre, mais une prolongation a été accordée jusqu'à fin février. "Nous allons discuter aujourd'hui à l'Eurogroupe de la possibilité d'une nouvelle prolongation", a dit le ministre travailliste néerlandais.

Concernant la dette, "nous avons déjà fait beaucoup pour en alléger le fardeau", a-t-il souligné, ajoutant: "un effacement de dette en terme de valeur nominale, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de soutien pour cette idée".

Belga / RTBF

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