Grande America: 6 tonnes de chips repêchées du fond de l'océan

Grande America : 6 tonnes de chips repêchées du fond de l’océan
Grande America : 6 tonnes de chips repêchées du fond de l’océan - © Tous droits réservés

Un premier conteneur du Grande America, qui a sombré le 12 mars à 330 km des côtes, a été remorqué mardi au port de commerce de La Rochelle, avec à l’intérieur six tonnes de chips, alors que les préparatifs continuent en vue d’une possible pollution des eaux.

Le conteneur de ce bateau qui allait de Hambourg à Casablanca « contient des chips », a déclaré à l’AFP le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, lors d’un point sur les moyens mobilisés en cas de pollution des côtes au fioul, qui n’est pas attendue avant la semaine prochaine.

Il s’agit précisément de 44 palettes de la marque Pringles, soit 6388 kilos de chips, ont précisé ses services, soulignant que le conteneur serait « ouvert avec la plus grande prudence » parce qu’il peut parfois contenir d’autres produits.

Dimanche, la préfecture maritime de l’Atlantique avait émis un avis urgent aux navigateurs après avoir repéré deux conteneurs à la dérive, dont l’un n’a pas été relocalisé.

Pollution potentielle des eaux

Le week-end dernier, « six ou sept boulettes de pétrole ont été trouvées sur une plage de l’île d’Aix », a par ailleurs expliqué le colonel Pascal Leprince, chef des pompiers de Charente-Maritime. « Mais les analyses ont démontré qu’elles ne proviennent pas du Grande America ».

Si des hydrocarbures étaient détectés, « les communes devront collecter les déchets et les agglomérations viendront en soutien pour les stocker », a précisé le président de la communauté d’agglomération de Royan, Jean-Pierre Tallieu.

« Les 78 communes littorales du département jouent le jeu », a assuré le préfet.

Les services préfectoraux ont passé une « précommande » d’équipements de protection pour les professionnels et les volontaires, dont des listes sont dressées, qui seraient amenés à nettoyer les plages.

La Ligue de protection des oiseaux a installé un centre de soin provisoire à Saint-Palais-sur-Mer, près de Royan, pour porter assistance aux éventuels oiseaux mazoutés, alors qu’elle possède déjà plusieurs centres identiques dans le département.

Enfin le Conseil départemental de la Charente-Maritime a aussi contacté le fabricant de filets de pêche Roudier. « Il voulait savoir si on était en capacité de produire des 'culs de chaluts' (filets) pour récolter les boulettes de pétrole en mer, et des épuisettes », a expliqué la direction. « Nous l’avions déjà fait lors du naufrage du Prestige, en 2002 ».

En Gironde, les préparatifs se précisent également. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion avec des maires des communes côtières, la préfecture a rappelé mardi que la possible pollution ne devrait pas toucher les côtes avant le vendredi 29 mars.

En attendant, elle demande aux maires « de procéder au ramassage […] des macrodéchets » sur les plages, auxquels le pétrole pourrait s’agglomérer, et de « prendre des mesures conservatoires préalables (photographies du littoral datées et validées par constat d’huissier ou par un officier de police judiciaire) » en vue d’éventuelles demandes d’indemnisation.
 

Journal télévisé 16/03/2019

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