Gilets jaunes: un journaliste atteint au visage par une grenade à Paris, le vrai du faux

Gilets jaunes: un journaliste atteint au visage par une grenade à Paris, le vrai du faux
Gilets jaunes: un journaliste atteint au visage par une grenade à Paris, le vrai du faux - © Le Média Indépendant

Il s'appelle Julien, se présente comme journaliste, et son visage tuméfié a été largement relayé sur les réseaux sociaux. Hospitalisé, l'homme aurait été atteint par une grenade lacrymogène et ne devrait son salut qu'à son casque de protection. Reste cette question, pour qui travaille ce journaliste ? Alors qu'en France, aucun média "traditionnel" ne relaie cette affaire.

Alors que les Gilets Jaunes étaient de sortie ce samedi à l'occasion du premier anniversaire de la mobilisation, une vidéo est devenue très rapidement virale. On y voit un homme, vêtu de noir de la tête au pied et harnaché d'un gilet de protection sur lequel apparaît distinctement 5 lettres, "Press". Au sol, le visage en sang, son casque de protection perforé, l'homme est très rapidement secouru par des streets medics, ces manifestants qui s'efforcent de venir en aide aux blessés lors des manifestations.

Mais alors qui est ce journaliste atteint par un projectile lors de l'acte 53 des Gilets Jaunes ? D'aucuns avancent le prénom de Julien, aucun patronyme n'est avancé. Présent sur la place d'Italie, dans le 13ème arrondissement de Paris, l'homme aurait reçu en plein visage une grenade lacrymogène, alors que la police tentait de disperser la manifestation. Seulement aucune rédaction française ne s'insurge contre le traitement réservé à un des siens, et le poing de la victoire levé par le prénommé Julien au moment d'être exfiltré interroge pour le moins.

 

Au fil des comptes Twitter et Facebook apparentés au mouvement des Gilets Jaunes, on finit par apprendre que Julien a été admis dans un hôpital parisien. L'information est relayée par le "Le Média Indépendant", qui ne serait autre que son employeur. Émanation des Gilets Jaunes, ce pure player se revendique "100% Indépendant, 100% Reporter 100% Brut Sans tabou, sans filtres et sans censures". Dans une vidéo déjà visionnée plus de 36.000 fois sur Facebook, l'un des membres de ce média donne des nouvelles de Julien.

L'homme y expose à dessein le casque en morceaux et le gilet de protection ensanglanté de son "ami", afin d'appuyer son propos sur les "armes de guerre" utilisés par la police française. Pendant plus d'une vingtaine de minutes, il regrette que les "médias ne disent pas la vérité" sur l'ampleur des violences policières commises, ce samedi, à Paris. Une manière de marquer sa différence avec le reste de la presse française qui n'a jusqu'ici pas relayé cette affaire.

Journaliste militant, ouvertement pro-Gilets jaunes, Julien n'est visiblement pas considéré comme un "confrère" par ses pairs, et n'a à ce titre pas droit à la vague d'indignation qui en temps normal accompagne ce genre de mésaventure. Dans un post Facebook, l'intéressé précise ne pas vouloir s'exprimer pour le moment et se contente de relayer son diagnostic médical, "apparemment j'aurais le nez cassé mais rien de très grave, courage a tout le monde et courage à tous les autres blessés."

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