Gilets jaunes: Macron clame sa "honte" à la suite des violences à Paris

Macron se dit "honteux" des débordements occasionnés en marge du mouvement des gilets jaunes qui a secoué la France ce 24 novembre
2 images
Macron se dit "honteux" des débordements occasionnés en marge du mouvement des gilets jaunes qui a secoué la France ce 24 novembre - © Belga

Quelque 106.000 "gilets jaunes" se sont mobilisés samedi à travers la France, selon les chiffres communiqués par le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner. Un "acte 2" moins mobilisateur au niveau national, mais avec des incidents violents à Paris : la manifestation des "gilets jaunes" samedi sur les Champs-Elysées a donné lieu à des échauffourées et des interpellations, violences condamnées par Emmanuel Macron.

Selon le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner, Ces citoyens ont participé à "1.619 actions sur la voie publique", qui ont "pris des formes différentes de celles que nous avons connues la semaine dernière", a précisé le ministre samedi soir lors d'une conférence de presse. Christophe Castaner a mis en parallèle le nombre de participants de ce samedi avec celle de la semaine passée, de "282.710" personnes, pointant une baisse de mobilisation


►►► À lire aussiBarricades incendiées, jets de pavés, canons à eau: les gilets jaunes à Paris en images


Christophe Castaner a ainsi pointé qu'il y a eu "beaucoup de mobilisations à proximité des centres commerciaux", une évolution par rapport à la mobilisation du samedi précédent. Pour rappel, les "gilets jaunes" sont un mouvement citoyen initié sur les réseaux sociaux, avec à l'origine pour dénominateur commun une volonté de dénoncer la hausse des taxes sur les carburants, et plus largement le coût de la vie. Une première mobilisation d'ampleur avait eu lieu samedi dernier, et toute la semaine des blocages et barrages filtrants ont été organisés sur certaines routes de France, visant aussi des centres commerciaux.

La "honte" d'Emmanuel Macron

Le ministre de l'Intérieur s'est montré ferme dans son discours samedi soir, regrettant un "durcissement des modalités" et estimant que l'on a vu durant la journée "deux types de manifestants": ceux qu'il a qualifiés de "bon enfant", qui venaient faire passer "un message, des revendications" (qui "ont été entendues", ajoute-t-il), mais aussi une deuxième frange, violente et cherchant à affronter les forces de l'ordre, comme sur ce pont de Villefranche où des personnes organisaient "un caillassage systématique des forces de sécurité". Cette deuxième frange s'est aussi manifestée via "les réseaux d'ultradroite", qui "étaient très mobilisés" dès le matin dans la capitale, a estimé le ministre.

"Le droit de manifester ne peut pas aller au-delà du respect du droit fondamental de notre pays", a assené Christophe Castaner, insistant sur la volonté des autorités de poursuivre systématiquement les fautifs, auteurs de dégradations ou de violences. 

De son côté, Emmanuel Macron a exprimé sa "honte" face à ces incidents, dénonçant ceux qui ont "agressé" les forces de l'ordre et "violenté d'autres citoyens".

 

Sujet du JT 13h de ce dimanche:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK