Gilets jaunes français: manifestation en rouge et jaune à Paris, incidents à Strasbourg

Incidents entre la police et les manifestants à Strasbourg
Incidents entre la police et les manifestants à Strasbourg - © PATRICK HERTZOG - AFP

Pour leur acte 24, les "gilets jaunes" français ont été 23.600 à manifester samedi à travers le pays, dont 2.600 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, parmi les plus bas depuis le début du mouvement social en novembre 2018 (le chiffre le plus faible était celui du 6 avril avec 22.300 manifestants).

Les "gilets jaunes" ont pour leur part comptabilisé au moins 60.0000 participants. La semaine dernière, le ministère avait comptabilisé 27.900 manifestants, dont 9.000 dans la capitale.

Deux jours après les annonces du président Emmanuel Macron en réponse à la crise sociale en France, les "gilets jaunes" sont descendus dans les rues de plusieurs villes. Quelques tensions ont été rapportées à Strasbourg (est), Lille (nord) ou Toulouse (sud-ouest).

A Paris, deux cortèges distincts ont réuni dans le calme 2.600 "gilets jaunes" selon les autorités, contre 9.000 la semaine dernière.

Depuis le début du mouvement - né d'une colère contre la hausse des taxes avant de s'étendre à des revendications pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe - 2.400 "gilets jaunes" et 1.700 membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur.

A un mois des élections européennes, les organisateurs entendaient donner un caractère "international" à la journée d'action. A Strasbourg, les forces de l'ordre ont barré la route du centre et des institutions européennes au cortège (2.000 "gilets jaunes" selon la préfecture). 26 personnes ont été interpellées et la préfecture a déploré de "nombreuses dégradations".

Certains avaient prévu de faire l'impasse ce samedi pour se concentrer sur les manifestations du 1er mai, qui s'annoncent tendues. Des appels à un mercredi "noir et jaune" ont été lancés et "gilets jaunes" et black blocs appellent à transformer Paris en "capitale de l'émeute".

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