Gilets jaunes: de nombreux magasins ont été pillés et incendiés à Paris

Des heurts ont éclaté ce samedi lors de l'acte 18 du mouvement des gilets jaunes à Paris, où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau. 

Christophe Castaner a affirmé qu'il y a "entre 7 et 8.000 personnes manifestaient à la mi-journée" et a dénoncé la présence d'environ "1.500 ultra-violents". Dans l'ensemble de la France, il y avait environ 14.500 manifestants.

"Il y a 7 à 8.000 manifestants à Paris, ce qui en fait une petite manifestation. (...) Au sein de ces manifestants, il y a plus de 1.500 ultra-violents qui sont venus pour casser, pour en découdre, pour attaquer. Dès ce matin très tôt, ils l'ont fait en voulant prendre d'assaut l'Arc de Triomphe, sûrement fiers qu'ils sont des saccages qu'ils avaient déjà commis le 1er décembre", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'une visite à la préfecture de police de Paris. 

Une centaine de personnes ont été interpellées dans la journée, dont 46 ont fini en garde à vue.

Des boutiques en miettes

Des casseurs ont également pillé des boutiques sur l'avenue des Champs-Elysées  et le célèbre restaurant Le Fouquet’s a été saccagé dans la matinée et son auvent a même été incendié brièvement en fin d'après-midi . "Des professionnels de la casse et du désordre équipés et masqués ont infiltré les cortèges", a dénoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

Zara, Lacoste, Celio... comme dans la matinée, les pillages se sont multipliés tout le long de l'emblématique avenue parisienne, lieu de flânerie prisé des touristes et vitrine commerciale pour les enseignes internationales d'habillement et d'accessoires.

Le saccage de l'avenue a duré plusieurs heures: dès midi, plusieurs barricades avaient été enflammées tandis que des groupes, scandant des slogans anticapitalistes et antipoliciers, s'attaquaient aux magasins, comme Hugo Boss, Lacoste, Nespresso, et aux restaurants.

Plusieurs kiosques à journaux ont été incendiés et de nombreuses barricades de flammes montées grâce à des chaises empilées sur la chaussée.

Cette nouvelle mobilisation intervient à l’issue d’une multitude de débats organisés dans toute la France à l’initiative des autorités. Le gouvernement souhaitait ainsi canaliser la colère et faire émerger des propositions, alors que le nombre de manifestants est en baisse constante ces dernières semaines.

Six véhicules blindés de la gendarmerie

Pour prévenir les émeutes urbaines et déprédations qui ont émaillé plusieurs manifestations et dont les images ont fait le tour du monde, un dispositif policier resserré a été mis en place. Quelque 5.000 hommes et six véhicules blindés de la gendarmerie sont mobilisés dans la capitale où sont également prévues plusieurs autres manifestations, notamment une " Marche du siècle " pour le climat.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, sans cesse contestés par les gilets jaunes, ils étaient 28.600 manifestants en France lors de la 17e journée de manifestation samedi dernier, soit 10 fois moins que les 282.000 du 17 novembre, au début du mouvement.

Ces scènes de pillage et d'affrontements, qui rappellent celles des journées de mobilisation du 24 novembre et de début décembre, n'avaient quant à elles plus eu lieu depuis plusieurs week-ends dans la capitale.

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