Gilets jaunes à Paris: il faut que le mouvement "se structure" selon le ministre de l'Intérieur

Gilets jaunes à Paris : il faut que le mouvement "se structure" selon Castaner
Gilets jaunes à Paris : il faut que le mouvement "se structure" selon Castaner - © NICOLAS TUCAT - AFP

Les "gilets jaunes" français entament leur troisième samedi consécutif de manifestation au cœur de Paris. Le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner, était aux abords des Champs Elysées dès 8h30 du matin pour inspecter l'imposant dispositif de sécurité mais en place pour éviter les débordements de samedi dernier. La zone est bouclée par 4000 policiers et des points de contrôle ont été instaurés pour accéder à la célèbre artère parisienne. "La sérénité est le plus important, que ceux qui veulent manifester puissent manifester", a affirmé le ministre.

Mais pour qu'une réponse puisse être apportée aux revendications des "gilets jaunes", il faut que le mouvement se "structure" a jugé le ministre de l'Intérieur. "Dans une contestation à un moment donné, il faut accepter le dialogue, quelques règles", a-t-il affirmé. "Il n'y a pas d'ordre public sans règles" ni "volonté de dialoguer", a-t-il souligné, fustigeant ceux qui "exigent" de rencontrer le gouvernement mais refusent ensuite de négocier.

Nous avons déjà apporté des réponses

"C'est ce à quoi le Premier ministre et le président de la République ont invité les manifestants", notamment avec une concertation de trois mois sur le territoire qui doit permettre d'"entendre ces colères", a ajouté le ministre. Mais "qu'elles se structurent, s'organisent et qu'on puisse apporter des réponses" a-t-il ajouté, affirmant que "nous en avons déjà apporté, il faut continuer" à le faire.

Une délégation de huit représentants des "gilets jaunes" devaient rencontrer le Premier Ministre français, Edouard Philippe, jeudi dernier. Mais seuls deux d'entre eux se sont rendus à la réunion prévue, notamment à cause des nombreuses menaces et interpellations d'autres "gilets jaunes" qui ne reconnaissaient pas la légitimité de ces représentants.

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