Giec: le nouveau rapport pointe les "événements météorologiques extrêmes"

Fonte des glaces : un des problèmes urgents soulevés
Fonte des glaces : un des problèmes urgents soulevés - © Tous droits réservés

Le Giec, groupe d'experts intergouvernemental sur le climat, présente aujourd'hui une partie de son nouveau rapport sur le climat causé. Voici les principales preuves témoignant du réchauffement de la planète.

Les changements inhabituels sur le climat s’accélèrent et atteignent du jamais-vu. On en parle depuis début septembre. Durant toute cette semaine, un groupe de scientifiques internationaux (le GIEC, groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a travaillé, à Stockholm, sur un rapport apportant de nouvelles preuves sur le réchauffement climatique du globe. Un rapport qui servira de base à une prise de décision de la part des gouvernements du monde entier.

Les concentrations en CO2 n'ont jamais été si élevées

La température à la surface de la terre ne cesse d'augmenter. Elle s'est réchauffée d'environ 0,8 degré depuis le début du siècle, malgré un ralentissement observé dans la hausse du thermomètre. Comment l'expliquer ? Les eaux profondes des océans absorberaient plus de chaleur et l'activité du soleil diminue un peu, disent les climatologues. Mais ce palier n'est que temporaire et ne remet pas en cause les projections à long terme. De plus, d'autres indicateurs du réchauffement eux ne faiblissent pas, comme la fonte des glaces aux pôles, la fréquence des événements météorologiques extrêmes ou encore le niveau des océans qui, selon le rapport rendu public aujourd’hui, devrait même dépasser par endroits 80 cm en 2100.

Le sommet va donc confirmer la gravité du changement climatique et la responsabilité à 95% des actions humaines. Les participants ont résumé les milliers de pages en une trentaine. Elles serviront à tirer la sonnette d'alarme auprès des décideurs. "Cela ne fait aucun doute: le rapport du Giec nous prouvera à tous que le défi auquel nous faisons face est plus important et plus urgent encore que ce que nous pensions", a déclaré Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies, au cours d'un point de presse en marge de l'assemblée générale de l'ONU.

"La question bien sûr est de savoir quelle sera la réaction des gouvernements face à ce défi", a-t-elle ajouté. "Il est clair que les engagements pris à ce jour (pour réduire les émissions de gaz à effet de serre) sont insuffisantes pour atteindre l'objectif des 2°C. Nous pensons que cela contribuera à donner un élan aux négociations" en vue d'un accord international sur le climat en 2015 lors d'une conférence prévue à Paris

Manque d'ambition

Les organisations environnementales belges, WWF, Bond Beter Leefmilieu (BBL), Inter-Environnement Wallonie (IEW) et Greenpeace, critiquent le manque de volonté des gouvernements au moment d'instaurer une véritable politique du climat.

Pour le mouvement environnemental belge, "les autorités qui ont validé ce rapport à Stockholm doivent maintenant joindre le geste à la parole et faire preuve de plus d'ambition aussi vite que possible." Les associations de protection de l'environnement pointent le secteur de l'énergie, qui doit, selon elles, jouer un rôle clé. "Les prochaines années seront cruciales pour assurer la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique et pour éviter que les émissions de C02 n'augmentent encore suite à la création de nouvelles infrastructures," expliquent-elles dans le communiqué, enjoignant la Belgique à soutenir de manière efficace le développement des énergies renouvelables. "Il est irresponsable d'ignorer les enseignements des scientifiques du climat. Le niveau de la mer pourrait augmenter de 29 à 98 centimètres pour 2100", soulignent les ONG. "Plusieurs grandes villes seraient menacées si telle situation se matérialisait. Chez nous, la côte belge serait elle aussi touchée."

 

RTBF avec AFP

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