Geert Bourgeois invite son homologue du Cap occidental en Flandre

Geert Bourgeois et Helen Zille ce 16 août 2017 au Cap (Afrique du Sud).
Geert Bourgeois et Helen Zille ce 16 août 2017 au Cap (Afrique du Sud). - © MIEKE VAN DER HELST - BELGA

Le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, a invité ce mercredi la Première ministre de la province sud-africaine du Cap occidental, Helen Zille, à effectuer une visite en Flandre, qui pourrait avoir lieu à l'occasion des commémorations liées à la Première Guerre mondiale, lors de laquelle de nombreux Sud-Africains ont perdu la vie.

Helen Zille, une ancienne journaliste anti-apartheid mais figure de proue de l'opposition au parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), s'est montré intéressée, a indiqué Geert Bourgeois.

Elle aimerait voir fleurir les coquelicots, ces fleurs étant devenues le symbole des sacrifices consentis par les soldats durant ce conflit, a-t-il précisé.

Geert Bourgeois effectue depuis ce lundi une visite de travail de onze jours en Afrique australe. Après l'Afrique du sud, il se rendra également au Malawi et au Mozambique - trois pays partenaires de la coopération au développement flamande.

Enquête et polémique

Journaliste au quotidien libéral 'Rand Daily Mail' et opposée à la politique d'apartheid, Helen Zille avait publié dans les années 1980 une enquête sur les conditions dans lesquelles Steve Biko, dirigeant du Mouvement de la conscience noire, était décédé après un interrogatoire de plusieurs jours par les forces de sécurité sud-africaines. Elle est depuis deux ans Première ministre de la province du Cap occidental (sud-est).

Ex-présidente du principal parti d'opposition du pays, l'Alliance démocratique (DA), elle avait provoqué une polémique en mars dernier en défendant les aspects positifs du colonialisme sur Twitter, avant de s'excuser.

"Il y a beaucoup plus d'opportunités que durant l'apartheid"

Lors de sa rencontre avec Geert Bourgeois, elle a souligné que les problèmes que rencontrait l'Afrique du sud étaient plus vastes que la question raciale, admettant que la transition post-apartheid – les premières élections multiraciales datent de 1994 – était difficile.

"Je pense qu'il y a beaucoup plus d'opportunités que durant l'apartheid, mais une opportunité, c'est comme une échelle : il faut y monter", a-t-elle affirmé en parlant des responsabilités individuelles de chacun.

Elle a aussi insisté sur l'importance de la croissance économique - en panne en Afrique du sud, qui a dès lors besoin d'investissements étrangers - pour réduire les inégalités.

Helen Zille a toutefois affirmé sa foi dans le système sud-africain. "Nous avons des institutions fortes et un État de droit", a-t-elle souligné.

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