Gaza: un Palestinien tué par l'armée israélienne, l'Egypte prête à agir

Un soldat israélien verifie sa mitrailleuse sur un véhicule blindé non loin de la bande de Gaza le 13 mars 2014
Un soldat israélien verifie sa mitrailleuse sur un véhicule blindé non loin de la bande de Gaza le 13 mars 2014 - © Jack Guez

L'armée israélienne a tué dimanche un Palestinien dans la bande de Gaza, le premier mort depuis qu'Israéliens et Palestiniens ont conclu il y a trois mois un cessez-le-feu dans l'enclave, a indiqué le ministère de la Santé à Gaza. De son côté, le président égyptien s'est dit prêt à envoyer des forces pour aider un Etat palestinien

Le porte-parole du ministère a précisé à l'AFP que l'homme de 32 ans cultivait son champ lorsqu'il a été mortellement touché par une balle tirée depuis un mirador de l'armée israélienne en bordure de la bande de Gaza, où les troupes israéliennes n'entrent pas mais tiennent les frontières, y imposant un blocus depuis huit ans.

Durant l'été, combattants palestiniens et troupes israéliennes se sont affrontés durant 50 jours. Cette offensive israélienne, la troisième en six ans à Gaza, a fait près de 2200 morts côté palestinien, en grande majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats.

Le président égyptien prêt à envoyer des forces pour aider un Etat palestinien

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'est déclaré prêt à envoyer ultérieurement des forces dans un futur Etat palestinien pour l'aider à se stabiliser, en accord avec Israël et l'Autorité palestinienne, dans une interview au Corriere della Sera.

Le chef de l'Etat, qui entame lundi une tournée en Italie et en France, et rencontrera le pape François, a donné dimanche sa première interview à un journal occidental, dans lequel il revient en détail notamment sur le conflit israélo-palestinien et la Libye.

"Nous sommes prêts à envoyer des forces militaires à l'intérieur d'un Etat palestinien. Nous aiderions la police locale et rassurerions les Israéliens par notre rôle de garant. Pas pour toujours, bien sûr. Pour le temps nécessaire à rétablir la confiance. Mais d'abord doit exister un Etat palestinien où envoyer des troupes", souligne le président du plus grand pays arabe. Il rappelle qu'il "faudra du temps pour rétablir la confiance, mais n'est-ce pas ce qui est arrivé avec Israël après que nous avons fait la paix" (par le traité de paix de 1979, suite aux accords de Camp David).

De cette proposition d'envoi de forces, "j'ai parlé longuement avec le Premier ministre Benyamin Netanyahu" et aussi "avec Abou Mazen", le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a-t-il assuré. Evoquant le terrorisme islamiste qui croît notamment dans le Sinaï, il affirme que l'organisation Etat islamique (EI) est "seulement une des faces d'une même médaille" d'un terrorisme "qui a tant de visages". Il appelle les Européens à "la sécurité commune, la lutte commune contre le terrorisme". "Si ce n'est pas commun, cela ne fonctionnera pas. J'en parlerai aussi avec le pape, en particulier en ce qui concerne la sécurité des minorités religieuses, chrétiens en tête", ajoute-t-il.

Israéliens et Palestiniens se sont engagés lors du cessez-le-feu le 26 août à se retrouver pour négocier les points les plus sensibles, convenant seulement d'un arrêt des violences. Ces discussions n'ont toutefois pas repris jusqu'ici, les deux délégations convenant à chaque nouveau rendez-vous --au Caire où les services de renseignements jouent les médiateurs-- d'un report des négociations.


RTBF avec AFP et Belga

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