G8: faut-il ou ne faut-il pas livrer des armes aux rebelles syriens?

Le russe Vladimir Poutine est déjà arrivé dimanche en Grande-Bretagne. Il a rencontré son homologue britannique David Cameron. Et les deux dirigeants n'ont pas caché leurs divergences de vues.

D'autant que ce sommet intervient à un sommet dans la stratégie des Etats-Unis. Washington a annoncé qu'il allait fournir une aide militaire à l'opposition syrienne. De leur côté, les Européens ont levé leur embargo sur les armes à destination de la Syrie.

"Cela ne vaut pas la peine de soutenir des gens qui sont des tueurs", a lancé dimanche Vladimir Poutine. "Des gens qui mangent les organes de leurs ennemis en public", a-t-il ajouté, en référence à une vidéo de cruauté commise par un rebelle syrien diffusée en mai.

Après David Cameron dimanche, le président français François Hollande tentera une nouvelle fois de convaincre le dirigeant russe lors d'une rencontre bilatérale, juste avant l'ouverture du sommet. François Hollande devrait présenter à son homologue russe les preuves dont dispose Paris de l'utilisation de gaz sarin par le régime syrien. Jusqu'à présent, ces accusations ont laissé Moscou de marbre.

Les dirigeants du G8 se retrouvent dans un complexe luxueux au bord d'un lac sauvage d'Irlande du Nord.

Avant le début officiel du sommet, Européens et Américains se réunissent également pour signer le lancement des négociations de l'accord de libre-échange transatlantique. Cette signature a été rendue possible par le compromis trouvé la semaine passée par les Européens. Ils ont accepté l'exception culturelle défendue par la France.

D. Fontaine

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