Pas d'avancée sur le climat au G7, Washington toujours indéterminé

Le président du Conseil italien Paolo Gentiloni a admis vendredi que la question de la lutte contre le réchauffement climatique n'avait pas progressé lors de la première journée du sommet du G7, les Etats-Unis étant toujours en phase de "réflexion interne".

Les Etats-Unis prendront une décision dans les prochains jours

"L'administration américaine a une réflexion interne sur la question, et les autres pays en ont pris acte. Nous avons pour notre part réaffirmé notre engagement total" pour l'accord de Paris sur le climat, a affirmé Paolo Gentiloni lors d'une courte déclaration devant la presse.

"Les Etats-Unis prendront une décision dans les prochains jours ou les prochaines semaines, que nous espérons positive", a ajouté le président du Conseil italien. Les membres du G7 ont par ailleurs convenu d'appeler les acteurs de l'internet à se mobiliser davantage pour mieux contrôler les contenus radicaux, répondant à une demande de la Grande-Bretagne, frappée mardi par un attentat meurtrier.

Les dirigeants des pays membres du G7 se sont mis au travail peu après 13 heures. Attablés, les chefs d'Etats ont pu commencer à aborder les différents sujets qui les occuperont pendant ces 48 heures de sommet, comme la sécurité, la migration, ou encore les tensions dans plusieurs régions du monde comme en Corée.  

Avant cela, les dirigeants s'étaient tout d'abord rejoints peu après midi sur l'estrade située dans le théâtre grec de Taormine en Sicile, pour se prêter à la traditionnelle photo de groupe. Les dirigeants ont ensuite parcouru à pieds et sous forte escorte une partie du trajet les séparant de leur lieu de villégiature, le Palace Domenico, pour les deux prochaines journées. 

Premières réunions dans la matinée

Plusieurs rencontres avaient déjà eu lieu dans la matinée. Le président français Emmanuel Macron a rencontré la Première ministre britannique Theresa May et lui a promis de faire tout ce qui est possible pour l'aider à lutter contre le terrorisme, lors d'une rencontre bilatérale vendredi à Taormina, en Sicile.

"Nous sommes ici pour coopérer et faire tout ce que nous pouvons afin de renforcer cette coopération au niveau européen, afin d'en faire plus d'un point de vue bilatéral contre le terrorisme", a déclaré Emmanuel Macron à Theresa May, lors de cette rencontre.

De son côté, toujours en marge du G7 qui se déroule en Sicile, le président américain Donald Trump a fait savoir que le "gros problème nord-Coréen" sera "résolu", lors d'une rencontre avec le premier ministre japonais Shinzo Abe. Cette déclaration intervient alors que le régime de Pyongyang se montre de plus en plus agressif, après une série de tirs de missiles balistiques, en violation des résolutions de l'ONU.

Cependant, la Chine qui joue un rôle majeur dans la région ne fait pas partie du G7 et sera donc absente des discussions. Le seul membre asiatique, le Japon compte bien mettre ce dossier brûlant sur la table.

Tusk veut réaffirmer les sanctions contre Moscou

Egalement présent en Sicile, le président du Conseil européen Donald Tusk a pour sa part appelé vendredi "tous les membres du G7" à réaffirmer la politique de sanctions contre la Russie dans le dossier ukrainien, alors que l'administration Trump reste ambiguë sur la question.

"Depuis notre dernier sommet du G7 au Japon, nous n'avons rien vu qui justifierait un changement de la politique de sanctions. Donc j'appelle tous les membres du G7 à reconfirmer cette politique", a déclaré Donald Tusk à l'occasion d'une conférence de presse, juste avant l'ouverture officielle du sommet du G7 à Taormine, en Sicile.

Les épouses des dirigeants (et Joachim Sauer, le mari d'Angela Merkel) sont, pendant ce temps, en visite à Catane

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