Futurs commissaires européens recalés: que va-t-il se passer ?

La nouvelle présidente de la Commission européenne demande à la Hongrie et à la Roumanie de lui soumettre deux nouveaux candidats
La nouvelle présidente de la Commission européenne demande à la Hongrie et à la Roumanie de lui soumettre deux nouveaux candidats - © FREDERICK FLORIN - AFP

C’est donc bien le carton rouge qui est brandi devant deux candidats, qui se voyaient pourtant déjà commissaires. Exit donc Rovana Plumb, initialement désignée par Bucarest. Quant au Hongrois Laszlo Trocsanyi, il est prié de s’effacer aussi. La nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a fait son choix. Elle demande officiellement à la Hongrie et à la Roumanie de lui soumettre deux nouveaux candidats qui auront, cette fois, espérons-le, les faveurs des eurodéputés.

Comment en est-on arrivé là ?

Car voilà. Ce matin, les eurodéputés de la commission des Affaires juridiques ont définitivement dit "non" aux prétendants des deux pays concernés. Quel que soit le portefeuille. En ce sens, ils confirment sans ambiguïté leur premier verdict de vendredi dernier : ni l’un ni l’autre ne sera commissaire pour des questions de conflits d’intérêts. Un pré-examen de leurs profils, focalisé sur ces risques, a débouché sur une évaluation négative dès la semaine dernière. Les futurs commissaires devaient effectivement rentrer les intérêts – cela va des revenus, d’éventuelles actions jusqu’aux fonctions anciennes et actuelles -, qui pourraient entrer en conflit avec les nouvelles fonctions. Pour Rovana Plumb, c’est un prêt qui posait problème. Quant au candidat hongrois, c’est sa proximité avec la Russie qui a été jugée problématique. Les eurodéputés ont préféré le recaler: le portefeuille du candidat incluait effectivement l’élargissement et les relations avec les voisins de l’Union, comme l’Ukraine et les Balkans. 

Deux nouveaux candidats ?

Bref, les deux ex-futurs commissaires vont devoir dire adieu à leurs ambitions européennes, la procédure exigeant que les pays concernés désignent deux nouveaux candidats. Les Hongrois n’ont pas traîné : le nouveau candidat proposé s’appelle Oliver Varhelyi, jusqu’alors ambassadeur hongrois basé à Bruxelles.

A noter que c’est la première fois qu’un pré-examen donne lieu à des avis résolument négatifs avant même un passage à la tribune, qu’on appelle aussi "le grand oral". La fin des auditions est attendue le 8 octobre.

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