Fusillade dans une église au Texas: le FBI voudrait bien débloquer le téléphone du tueur

L'enquête se poursuit après la fusillade qui a fait une vingtaine de morts dans une église au Texas. Après avoir ouvert le feu, le tueur, Devin Patrick Kelley, a contacté son père. Pourquoi ce coup de fil quelques minutes seulement avant de se suicider ? Et surtout qu'a-t-il bien pu dire au cours de la conversation? Ces questions restent pour l'instant sans réponse. Et pour cause : le GSM de l'ancien soldat à beau être en possession des enquêteurs, ils font face à un obstacle de taille.

"A cette heure nous ne sommes pas capables d'entrer dans ce GSM, explique Christopher Combs, responsable de l'enquête pour le FBI. Cela souligne un problème auquel nous avons déjà été confrontés. Avec les avancées de la technologie particulièrement en matière de cryptage, les forces de l'ordre au niveau local ou fédéral ont de plus en plus de mal à entrer dans ces GSM."

Si la marque du GSM en question n'a pas été révélée, cet épisode n'est pas sans rappeler le bras de fer qui a opposé Apple et la justice américaine en 2016. Au lendemain de l'attentat de San Bernardino, en Californie, le FBI voulait accéder au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs de l'attaque. Mais la firme américaine avait alors refusé d'apporter son aide.

>>> A lire aussi: Apple contraint de travailler pour le FBI: notre vie privée en sursis?

Dans ce type d'affaire, la protection des données fait rarement bon ménage avec le travail d'enquête. A l'époque, la police avait finalement réussi à déverrouiller l'appareil, une promesse réitérée hier au Texas. "Je ne sais pas combien de temps ça va nous prendre pour être honnête, peut être une journée, une semaine, ou encore un mois, ça je l'ignore", poursuit Christopher Combs.

Percé à jour, le GSM du tueur doit permettre de déterminer avec certitude le mobile du crime. Pour l'heure, la piste du différend familial est toujours privilégiée. Absente le matin de la tuerie, la belle-mère du tueur fréquentait l'église texane et avait fait l'objet de menaces de mort de sa part. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK