Fukushima: 7 ans après la catastrophe, où en sont les reconstructions?

Sept ans après le tsunami de mars 2011, le long travail de démantèlement se poursuit à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Une étape importante doit débuter cette année avec le début de l'enlèvement du combustible usé d'un des réacteurs.

Les cœurs des réacteurs 1 à 3 ont fondu au moment du séisme et ceux-ci doivent être refroidis en permanence. L'exploitant Tepco est toujours en train d'essayer de localiser précisément le combustible fondu et ainsi que ses débris qui se sont dispersés dans les réacteurs, pour ensuite mettre en œuvre les conditions nécessaires pour les extraire.

Cette opération, la plus délicate et la plus longue dans le processus de démantèlement de la centrale n'est prévue qu'à partir de 2023 pour les unités 1 et 2. Les travaux ne s'achèveront pas avant 30 ou 40 ans.

Fukushima, je n'y retournerai jamais

A l'époque, 155.000 personnes ont du fuir les risques de radiation pour sauver leur vie. Aujourd'hui, encore un tiers de ces déplacés ne sont pas rentrés chez eux. En effet, bien que les travaux de reconstruction avancent, certaines zones continuent à manquer d'infrastructures publiques opérationnelles comme des commerces, des hôpitaux ou des transports publics. Aussi, des régions entières sont désormais inhabitables car elles sont utilisées pur stocker les déchets radioactifs. 

Un des anciens habitants d'un quartier autour de l'ancienne centrale nucléaire explique : "Six mois après les catastrophes, quand le taux de radiation avait diminué, on a pu retourner au village pour constater les dégâts. C'est là que je me suis rendu compte que je n'y vivrai plus jamais, j'étais dévasté." 

Environ 6000 personnes travaillent chaque jour sur le site, un nombre en baisse par rapport aux années précédentes. Pour rappel, un violent séisme sous-marin avait soulevé une gigantesque vague sur les côtes du nord-est du Japon. Plus de 18.000 personnes ont péri ou ont été portées disparues. La vague a provoqué  l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire depuis celui de Tchernobyl en URSS en 1986.

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