François Hollande décrète l'état d'urgence, 1500 militaires mobilisés

François Hollande décrète l'état d'urgence et ferme les frontières
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Le président français s'est exprimé peu de temps après l'annonce des attaques terroristes dont la France est victime ce vendredi soir : "Une attaque terroriste d'un ampleur sans précédent est en cours dans la région parisienne. Il y a beaucoup de morts et de blessés, c'est une horreur !", a-t-il déclaré avec une émotion pour le moins perceptible. 

"Toutes les forces possibles sont mobilisées", a-t-il ajouté avant d'annoncer que l'état d'urgence allait être décrété et que les frontières allaient être fermées. 

Les militaires ont été appelés en renfort : "Ils sont actuellement sur l'agglomération parisienne pour éviter toute nouvelle attaque"

"Face à la terreur, la France doit être forte", a-t-il conclu. 

Un Conseil des ministres exceptionnel

François Hollande a ensuite tenu un Conseil des ministres exceptionnel à l'Elysée duquel est sorti un communiqué confirmant l'adoption de l'état d'urgence. "Il prend effet immédiatement sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse. Il permet notamment d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité".

"Des mesures renforcées" ont également été prises "dans l’ensemble des communes d’Ile-de-France". "Ces dispositions permettent l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité est dangereuse, la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, la remise des armes et la possibilité de procéder à des perquisitions administratives", précise le communiqué.

Contrairement à ce qu'il avait annoncé le Président de la République n'a, par contre, pas fermé les frontières mais décidé de rétablir immédiatement "des contrôles aux frontières".

Les écoles, lycées et établissements scolaires et universitaires seront fermés ce samedi en Ile-de-France et les voyages scolaires annulés.

Les hôpitaux ont été mobilisés. Le plan blanc a été déclenché.

La cellule d’aide aux victimes des ministères des affaires étrangères, de la justice et de la santé, en lien avec la Préfecture de police, a été activée.

Alors que 1500 militaires supplémentaires ont déjà été mobilisés, un conseil de défense a été convoqué pour ce samedi à 9h.

François Hollande a également annoncé qu'il ne participerait pas au G20 prévu dimanche en Turquie.

Le combat sera impitoyable

Après ce Conseil des ministres extraordinaires, le président français s'est rendu au Bataclan, cette salle de spectacle où 1500 personnes assistaient à un concert quand des assaillants sont entrés et ont tiré dans la foule.

"Le combat sera impitoyable", a-t-il déclaré sur place à la presse, "les terroristes capables de telles atrocités doivent savoir qu'il auront face à eux une France déterminée et unie", a-t-il ajouté.

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