France: Ziad Takieddine inculpé dans le dossier "Karachi"

Selon Me Ludovic Landiveau, Ziad Takieddine a été mis en examen pour abus de biens sociaux dans le cadre de deux contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite.

Ziad Takieddine a été placé sous contrôle judiciaire lui interdisant notamment de quitter le territoire français et d'entrer en contact avec les personnes citées dans le dossier.

"On est totalement satisfait aujourd'hui d'avoir finalement pu avoir accès à un dossier qui depuis un an et demi traîne sans qu'on puisse y avoir accès", a réagi à sa sortie du bureau du juge Ziad Takieddine qui dit faire "confiance à la justice".

"La mise en examen a été faite (...) pour des qualifications classiques qu'instruit le juge actuellement", a-t-il déclaré à la presse en sortant du pôle financier.

La justice française s'intéresse à un circuit de corruption présumé ayant accompagné la vente de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie Saoudite en 1994.

A des commissions versées à des décideurs, légales à cette époque, se seraient ajoutées des "rétrocommissions" par lesquelles une partie des sommes revenait illégalement en France au profit de responsables politiques français.

Un lien avec l'attentat de Karachi ?

Mais l'affaire Karachi ne se limite pas à un soupçon de corruption.

Sur l'insistance des familles de victimes, la justice cherche aussi à établir s'il y a un lien entre ce circuit de corruption et un attentat à Karachi en 2002 qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français, travaillant à la fabrication des sous-marins.

Il pourrait s'agir de "représailles pakistanaises" à la suite de l'arrêt du versement des commissions par la France sur ce contrat. Après s'être focalisée sur la piste Al-Qaïda, la justice qui peine à obtenir de nombreux documents classés "secret défense", s'intéresse désormais de près à cette thèse.


Belga
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