France: le gouvernement va-t-il pouvoir infléchir Peugeot-Citroën?

Le gouvernement français va-t-il pouvoir infléchir Peugeot-Citroën?
Le gouvernement français va-t-il pouvoir infléchir Peugeot-Citroën? - © ALAIN JOCARD (AFP)

Le gouvernement français va-t-il pouvoir empêcher le licenciement de 8000 personnes chez Peugeot-Citroën? Le président François Hollande a affirmé ce week-end que le plan de restructuration du groupe était inacceptable comme tel. Il va entreprendre des négociations avec la direction mais la marge de manoeuvre est réduite.

Peugeot-Citroën est un groupe privé, le gouvernement français ne peut pas lui interdire de fermer son usine d'Aulnay-sous-Bois, il n'a d'ailleurs pas réussi, en son temps, à empêcher la délocalisation d'une partie de la production de Renault au Maroc. Les syndicats du constructeur automobile sont donc très méfiants sur les annonces faites par François Hollande. Ils demandent à voir.

Le ministre Arnaud Montebourg, recevra le patron de Peugot-Citroën mercredi pour tenter d'infléchir son plan. Il sortira la carotte et le bâton, le chômage partiel en échange de non licenciements par exemple, ou des aides à la formation et des incitations à l'achat de voitures vertes. Mais il faut faire vite. La semaine prochaine le gouvernement planchera sur un plan d'ensemble de la filière automobile en France après avoir reçu les conclusions de l'audit qu'il va lancer dès aujourd'hui sur la situation financière Peugeot-Citroën. Il se démène mais la situation est critique, le groupe perd 200 millions par mois, l'agence Moody's l'a placé sous surveillance, les marchés redoutent qu'il soit insolvable. Il n'y a pas à dire, pour la France de François Hollande, c'est une épreuve de vérité qui commence.

Françoise Gilain

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