France: le consensus sur l'intervention au Mali commence à se lézarder

L'intervention française au Mali ne fait plus vraiment l'unanimité
L'intervention française au Mali ne fait plus vraiment l'unanimité - © AFP

En France, c'est un quasi consensus politique qui avait accompagné les premières frappes françaises au Mali. Mais aujourd'hui, ce consensus commence tout doucement à se lézarder sérieusement. C'est la droite qui a mis fin à l'union sacrée.

Premier à mettre en cause le choix de François Hollande, Jean-François Copé a commencé par s'inquiéter de la solitude de la France dans le début de la guerre. "Nous ne sommes pas les mercenaires de l'Europe, toute l'Union doit intervenir", a renchéri un député UMP. 

C'est ensuite Alain Juppé, le très respecté ex-ministre des Affaires étrangères qui a mis en cause cette fois l'engagement des troupes au sol. "C'est extrêmement risqué", a dit le maire de Bordeaux. "Nous sommes dans une spirale que nous allons avoir du mal à maîtriser". Un autre cadre de l'UMP élève la voix ce week-end, c'est l'ex-ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez qui a parlé d'"improvisation" et d'"impréparation". 

Mais les seuls à mettre vraiment en cause les fondements de cette guerre, ce sont les écologistes. La plupart d'entre eux mettent leur malaise en sourdine, solidarité avec le PS oblige. Mais quelques-uns se sont affranchis de cette responsabilité, dont Eva Joly. L'ex-candidate à la présidentielle a parlé d'un remède potentiellement pire que le mal.

Pas question encore pour qui que ce soit d'aller plus loin. Selon les sondages, deux tiers des Français soutiennent l'intervention. 

RTBF

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