France: la rave party en Bretagne est terminée, plus de 800 verbalisations effectuées

Plus de son et des voitures quittant depuis le petit matin les lieux: la rave party sauvage qui se tenait depuis jeudi soir avec environ 2500 fêtards à Lieuron, au sud de Rennes, pour fêter le Nouvel An, s'est terminée samedi matin.

Dans la nuit de vendredi à samedi le son de la techno qui retentissait depuis jeudi soir dans deux hangars transformés en boîte de nuit sauvage, s'est tu. Au petit matin, dès 05h30 selon la préfecture d'Ille-et-Vilaine, les premiers fêtards ont commencé doucement à quitter ce petit hameau de la campagne bretonne.

"A 10H15 ce 2 janvier le site est sous contrôle des forces de l'ordre. Plus de 800 verbalisations effectuées", a tweeté la préfecture. Les verbalisations sont notamment pour "non respect du couvre-feu, non port du masque et participation illicite à un rassemblement".

"Camion, matériel de sons et générateurs ont été saisis dans le lieu de la #raveparty illégale. L'enquête se poursuit et les gendarmes poursuivent leurs investigations et leurs contrôles afin que cet événement illicite soit durement sanctionné", a tweeté samedi matin le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Les forces de l'ordre, positionnées depuis jeudi soir sur les axes d'accès au site, procédaient samedi matin au contrôle systématique de tous ceux qui sortaient du périmètre, à pied ou en voiture, a constaté un photographe de l'AFP. Les personnes contrôlées étaient notamment interrogées sur la prise de stupéfiants, et leur sensibilité oculaire vérifiée à l'aide d'une lampe. Des contrôles qui peuvent durer une dizaine de minutes.

La fête se déroulait dans deux hangars désaffectés, avec deux ambiances différentes à disposition des teufeurs, venus de France et de l'étranger.

Renforts de gendarmerie sur place

Gérald Darmanin avait convoqué vendredi soir à Paris une réunion sur cette rave avec le préfet et des membres du cabinet afin de parvenir "au rétablissement d'une situation normale", avait-il écrit sur son compte Twitter.

Des renforts de gendarmerie continuaient à arriver sur place samedi matin, a constaté un photographe de l'AFP, resserrant peu à peu, et dans le calme, le dispositif autour du lieu de la fête.

Jeudi soir, les gendarmes avaient tenté en vain "d'empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs", avait expliqué la préfecture vendredi.

Lors de ces affrontements "un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères", selon cette même source.

Distribution de gel et de masques

Faute de pouvoir empêcher la tenue de cette fête sauvage, la préfecture avait déployé les gendarmes aux abords du site. Des secouristes étaient venus sur place pour distribuer gel et masques "afin de limiter les risques de propagation du virus au sein du rassemblement" interdit par arrêté préfectoral.

Cette fête sauvage a eu lieu alors que la France est sous la menace d'une nouvelle flambée de l'épidémie de nouveau coronavirus que les autorités tentent d'empêcher avec un couvre-feu renforcé ce weekend dans 15 départements.

Le nombre de contaminations se situait vendredi à nouveau aux alentours de 20.000 en 24 heures, selon Santé Publique France, qui fait état de 133 nouveaux décès, portant le total à près de 64.800.

 

 

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