France : graphique faussé, drapeaux inversés... les erreurs de la conférence de presse de Jean Castex

"Notre exigence, c'est le devoir de vérité, c'est la condition de la confiance sans laquelle aucune mobilisation collective n'est possible." Le ton est grave, les sourcils froncés. Jean Castex, le Premier ministre français, a pris la parole ce jeudi soir pour faire le point sur l'épidémie de Covid-19 dans l'Hexagone.

Jean Castex a insisté sur l'importance de présenter la situation telle qu'elle est. "Ce devoir de vérité m'oblige à vous dire ce soir que la situation sanitaire de notre pays s'est dégradée au cours des derniers jours. Nous avons compté hier plus de 30.000 cas positifs. Un chiffre que nous n'avions plus atteint depuis novembre dernier", entame-t-il.

Un graphique trop bas

Problème : le graphique qui s'affiche à droite de l'écran pendant le direct (à 1min50 dans la vidéo ci-dessus) ne dit pas la même chose. La courbe qui représente le "nombre de nouveaux cas Covid-19 sur 7 jours glissants" arrive un peu au-dessus de 10.000 le 23 février. Pourtant les chiffres réels tournent plutôt actuellement autour de 20.000 cas par jour ces derniers temps.

En fait, il semble que l'équipe du Premier ministre a fait une erreur dans l'axe des ordonnées. La forme de la courbe est juste, mais il manque 30% pour chaque valeur. Nous avons fait le test en plaçant les données collectées par Our World in Data sur un graphique. Voici le résultat quand on les confronte à celles de Jean Castex :

Un internaute, qui observe de près la communication officielle concernant le virus, relève par ailleurs que la courbe est décalée de six jours vers la gauche.

D'autres graphiques n'ont semble-t-il pas été entièrement relu. L'un d'eux, qui affiche des données jusqu'au 24 février est sourcé comme datant du 4 février.

Sur une autre image, les mois de novembre et décembre ont été inversés. Et enfin, les drapeaux français et italien ont perdu leur ordre original dans la bataille.

Quoi qu'il en soit, même si les cas de Coronavirus augmentent dans plusieurs régions du pays, le gouvernement français veut prendre son temps pour décider de nouvelles restrictions sanitaires.

Alors que Nice et Dunkerque s'apprêtent à vivre leur premier week-end de l'année 2021 confinés, toute la région parisienne, le Rhône, les Bouches-du-Rhône et une partie des Hauts-de-France et du Grand Est notamment se sont réveillés en sursis vendredi, placés sous "surveillance accrue" par l'exécutif.

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