France: des détecteurs de smartphones dans les salles d'examens

Pour éviter les tricheries qui avaient entaché les examens du bac en 2011, le gouvernement français prendra des mesures pour détecter l’usage du téléphone durant les épreuves.

Et comme pour les détecteurs de vitesses qui ne sont pas toujours équipés de radars, les détecteurs de mobiles ne seront installés que de manière aléatoire et confidentielle.

A l’occasion d’une conférence de presse, Jean-Michel Blanquet, le directeur général de l'enseignement scolaire du ministère de l'Éducation a déclaré que "des outils de détection des téléphones portables et autres appareils de transmission seront mis en place".  Mais ni le nombre de détecteurs, ni le coût qualifié de "modeste" de cette mesure n'ont été communiqués. Le nombre de 300 détecteurs circule, sans que Jean-Michel Blanquet n’ait voulu le confirmer.

Efficace dans un rayon de 10 à 20 mètres

L’ambition est donc clairement d’effrayer les fraudeurs potentiels car la technologie utilisée permettra la détection mais non le brouillage des télécommunications qui, en France, est réservé à la Justice et à la Défense. Dans un rayon de 10 à 20 mètres, les appareils seraient capables d’identifier les ondes électromagnétiques caractéristiques des mobiles. La lutte contre la fraude reste d’autant plus compliquée qu’il existe désormais des calculatrices équipées de clé 3G.

Pendant l'épreuve, un texte sera lu et affiché précisant les sanctions encourues en cas de fraude. Ces sanctions peuvent aller du simple blâme jusqu’à interdiction de s'inscrire dans un établissement délivrant un enseignement pots-baccalauréat.

Selon France Info, le ministère de l'Education nationale affirme qu'il n'y aura pas de veille organisée sur le web pour repérer des fuites sur les sujets. Le principal syndicat des responsables d'établissements demande, lui que les toilettes soient également brouillées. Sur les 250 sanctions prononcées par les commissions disciplinaires pour fraude, un tiers impliquait l’usage du téléphone et 90% des sanctions prononcées l'ont été avec sursis.

Précisons que dès le mois de juin 2001, la ministre de l'Enseignement supérieur de l’époque, Valérie Pécresse, avait déjà déclaré vouloir interdire les téléphones portables dans les salles d'examen.

JCV avec Reuters

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK