France : des affrontements en marge des manifestations

La bataille des chiffres entoure de nouveau le mouvement social que connait la France contre la réforme des retraites. 261 lycées sont "perturbés à des degrés divers", soit 6% des 4.300 lycées français, selon le ministère de l'Education nationale. L'UNL, premier syndicat lycéen, fait quant à lui état de "850 lycées mobilisés, dont 550 bloqués" à la mi-journée. Les manifestations et regroupements improvisés de jeunes se sont aussi multipliés toute la journée dans les rues de Paris (rue de Rivoli et sur les Champs Elysées) et dans les grandes villes comme à Bordeaux où près de 800 personnes ont manifesté.

Pour faire le point, le site Owi.com propose une application permettant le recensement des lycées bloqués et les avancées des manifestations, vous pouvez y accéder ici.

Des affrontements

La tension est montée d'un cran lundi. Aux abords des manifestations et des lycées des débordements et affrontements ont opposé des jeunes et les forces de l'ordre. Se répandant dans les grandes villes de l'Hexagone durant toute la matinée, les incidents ont eu lieu entre autre en Ile de France, à Lyon et Lille.

Devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre, l'affrontement a été particulièrement intense. Jets de pierre contre gaz lacrymogènes et tires de flash-ball, la rue devant le lycée a dû être fermée à la circulation. Deux voitures ont été brûlées et des vitres d'autres véhicules ont été cassées. Ces violences, perpétrées par "200 à 250 casseurs", selon la préfecture des Hauts-de-Seine, avaient commencé dès 8h30 après le blocage du lycée par près de 300 élèves.

A Lyon, un millier de jeunes ont brisé des abribus, renversé des voitures, jeté des cocktails Molotov et mis le feu à des poubelles. A Lille la police a procédé à 50 interpellations pour des contrôles d'identité alors que sur les 200 lycéens qui manifestaient certains ont brûlé des voitures, dégradé du mobilier urbain et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.

A la mi-journée, 196 "casseurs" avaient été interpellés et quatre policiers blessés, selon le ministère de l'Intérieur. Vendredi, le ministère avait annoncé 264 interpellations.

Pour le moment, le gouvernement français ne revient pas sur sa position. Dimanche soir, François Fillon était invité au 20h de TF1, il y a affirmé que "le débat ira à son terme. [Le texte] sera voté au Sénat."

RTBF

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