France : déclarée morte dans une décision de justice, elle se bat depuis trois ans pour récupérer son existence

C’est l’histoire d’une Française qui était morte aux yeux de l’Etat, sans le savoir… En 2017, Jeanne Pouchain, apprend par la visite d’huissiers à son domicile qu’elle a été considérée comme décédée lors d’un jugement en appel aux Prud’hommes (l’équivalent du tribunal du travail, en Belgique). Simple erreur qui sera vite rectifiée ? Pas si simple. Voilà trois ans qu’elle se bat pour récupérer son existence légale et sortir d’un cauchemar bureaucratique. Car, explique-t-elle à plusieurs médias français, elle n’a depuis lors plus accès à des papiers d’identité, à la sécurité sociale, à un compte bancaire…

La seule solution ? Que la décision de Justice la déclarant morte soit remise en question.

C’est ce qu’elle a tenté de faire ce lundi 11 janvier lors d’une audience d’"inscription de faux".

Mais comment est-ce possible ?

Tout part d’un conflit vieux de 20 ans avec une ex-employée alors que Jeanne Pouchain était patronne d’une entreprise de nettoyage. En 2004, cette dernière est condamnée à verser des indemnités de plusieurs milliers d’euros à la partie adverse. Mais voilà, à cause d’un problème de procédure, ce versement n’a jamais lieu. L’ex-employée va en appel. Plusieurs fois. En 2016, elle intente une action contre les ayants droit de Jeanne Pouchain, arguant que celle-ci est décédée. Et la cour d’appel acte le fait, sans vérification.

"C’est incroyable, au début je ne croyais pas Mme Pouchain. Je n’imaginais pas qu’une juridiction déclare quelqu’un de mort sans vérification", explique son avocat au Figaro. "Je ne m’explique pas comment mon adversaire a pu rédiger ça dans ses conclusions. Peut-être a-t-il été manipulé par sa cliente mais j’ai le sentiment que la déclaration du décès de Mme Pouchain était délibérée".

L’avocate de l’ex-employée accuse, elle, Jeanne Pouchain et ses proches d’avoir gardé le silence délibérément pour échapper à leurs responsabilités, explique BFMTV.

Jeanne Pouchain le réfute et déposera une plainte au pénal, indique Le Figaro.

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