France: 1200 personnes cagoulées sèment le trouble lors d'une manifestation dans les rues de Paris

Alors que la manifestation syndicale du "1er-Mai" battait son plein dans les rues de la capitale française, 1200 individus cagoulés appartenant au groupuscule anarchiste "Black blocs" se sont mêlés au cortège au moment où il passait à hauteur du pont d'Austerlitz. Le millier d'individus s'en est pris à un McDonald's où il aurait brisé les vitres et jeté des fumigènes ainsi qu'à diverses vitrines qu'il aurait fracassées dans le 13e arrondissement. Ces débordements ont eu lieu aux alentours de 15h15.

Les manifestants se sont immiscés dans le cortège en brandissant des banderoles et en scandant des slogans tels que "Tout le monde déteste la police", relate le quotidien français Le Figaro. Les individus cagoulés font également référence à des jeunes victimes de violences policières comme Théo, 22 ans, qui a subi un viol présumé avec une matraque lors d'une interpellation brutale le 2 février 2017 à Aulnay-Sous-Bois. Quelque 200 membres des "Black blocs" ont été interpellés après avoir été encerclés par les forces de l'ordre.

Les réactions des politiques français ne se sont pas faites attendre. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a été le premier a condamné ces dégradations et ces actes de violence sur son compte Twitter. L'Elysée a également annoncé que le président se tenait très informé de la situation.

Pour le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, les responsables de ces violences sont "sans doute des bandes d'extrême droite". Pourtant, la mouvance "Black blocs" se revendiquent communiste et anticapitaliste.

La police sur place a répliqué avec un canon à eau afin de repousser les casseurs. Le cortège parisien, bloqué par les violences, a dû changer d'itinéraire pour éviter la trajectoire des casseurs. Dans la capitale, le défilé syndical a rassemblé 20.000 personnes, a annoncé la préfecture de police, qui a également dénombré 14.500 personnes hors du cortège déclaré, dont 1.200 personnes encagoulées. Selon le syndicat CGT, 210.000 personnes ont participé au défilé.

Environ 240 rassemblements syndicaux étaient prévus un peu partout en France suite à l'appel de la Confédération générale du travail (CGT). Les craintes de la préfecture de police se sont concrétisées. Celle-ci avait peur que des "militants de groupes contestataires issus de mouvances extrémistes" viennent jouer les troubles fête. 

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