Floride: un recomptage des voix pour l'élection du gouverneur et d'un sénateur

Andrew Gillum, le candidat gouverneur de Floride pour le camp des démocrates pourrait ne pas avoir dit son dernier mot.
Andrew Gillum, le candidat gouverneur de Floride pour le camp des démocrates pourrait ne pas avoir dit son dernier mot. - © MICHELE EVE SANDBERG - AFP

 La Floride a ordonné samedi un recomptage des voix dans le cadre de l'élection du gouverneur de l'Etat et d'un sénateur, les écarts entre les principaux candidats pour les deux scrutins se réduisant à quelques milliers de bulletins.

Les résultats de ce nouveau décompte, ordonné par le secrétaire d'Etat de Floride, Ken Detzner, en application des textes en vigueur, devront être transmis aux autorités de Floride au plus tard jeudi à 15H00 locales (21H00 HB). Pour l'élection du gouverneur, des résultats non officiels publiés samedi montrent que le républicain Ron DeSantis, qui a été appuyé par Donald Trump, devance le candidat démocrate Andrew Gillum, l'un des nouveaux visages très médiatisés du parti d'opposition, de seulement 33.684 voix sur plus de 8,2 millions bulletins, soit de 0,41%.

En cause: le nombre important de votes par correspondance 

La course entre le sénateur démocrate Bill Nelson et son rival républicain Rick Scott, l'actuel gouverneur de Floride, était encore plus serrée: l'avance de M. Scott consiste en 12.562 votes, soit une marge de 0.15 point de pourcentage (50,07% contre 49,92%). Le climat est très tendu en Floride depuis mardi soir, dans un Etat habitué aux dépouillements à rallonge et aux controverses. Pour plusieurs spécialistes, le nombre important de votes par correspondance aurait contribué à engorger la machine électorale lors de ce scrutin.

Trump évoque des fraudes sans preuve

Le climat est très tendu depuis mardi soir en Floride, Etat habitué aux dépouillements à rallonge et aux controverses. Après l'annonce d'un nouveau décompte, Andrew Gillum est revenu sur son discours de mardi, dans lequel il reconnaissait sa défaite, pour appeler désormais, "sans complexe et sans concession", à "recompter tous les bulletins".

Donald Trump a de son côté fait état d'un risque de manipulation électorale, qu'aucun élément avéré ne permet de justifier à ce stade.

"Ils essayent de VOLER deux scrutins en Floride!", a tweeté le président américain, depuis la France où il participait aux commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918. "Nous suivons ça de près!"

Comme au temps de Bush et Al Gore

L'épisode le plus marquant de tous restera l'imbroglio historique de la présidentielle américaine de 2000. Cette même Floride avait alors occupé les médias du monde entier, lorsque quelques votes seulement séparaient le républicain George W. Bush du démocrate Al Gore. Les images frappantes de responsables scrutant, parfois à la loupe, un par un des bulletins perforés au poinçon ont marqué les mémoires. Le processus avait finalement été arrêté par la Cour suprême des Etats-Unis. Le républicain avait battu le démocrate en Floride par 537 voix et remporté la présidentielle. 

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