Fin d'une mission de médiation pour sortir la Belgique de la crise

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Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a achevé dimanche soir une mission de médiation considérée comme celle de la dernière chance pour éviter une grave crise politique dans le pays, sans toutefois en révéler immédiatement le résultat.

Le roi des Belges Albert II a annoncé dans la soirée dans un communiqué laconique avoir reçu M. Reynders, "qui a fait rapport de sa mission". Le palais n'a donné aucun autre détail. L'entrevue entre les deux hommes a duré plus de trois heures.

Le souverain avait chargé samedi M. Reynders de mener des consultations afin de "s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations" sur l'avenir institutionnel du pays, et plus particulièrement sur les droits linguistiques des francophones dans la banlieue flamande de Bruxelles.

Cette question, liée au district de "Bruxelles-Hal-Vilvorde" a été à l'origine de la démission jeudi du gouvernement d'Yves Leterme, en provoquant le départ de la coalition au pouvoir du parti libéral flamand, l'Open VLD, mécontent de l'absence de progrès.

Les Flamands veulent remettre en cause des droits linguistiques spéciaux accordés aux quelque 100.000 francophones vivant dans la banlieue flamande de Bruxelles, au nom de l'homogénéité territoriale et linguistique de leur région.

Les francophones exigent d'importantes contreparties pour envisager leur limitation.

M. Reynders a rencontré pendant tout le week-end les représentants de plusieurs partis, notamment ceux de la coalition gouvernementale, pour tenter d'établir les conditions d'une reprise du dialogue.

Le temps presse toutefois. Faute d'accord d'ici à jeudi, les partis flamands menacent de passer en force ce jour là en supprimant d'autorité les droits linguistiques controversés par un vote en séance plénière à la Chambre, où ils détiennent la majorité.

Un tel scénario entraînerait sans doute le départ cette fois des partis francophones du gouvernement et la convocation d'élections anticipées.


AFP

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