Fidel Castro, visionnaire ou émule de Paco Rabanne ?

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On ne l'avait plus beaucoup vu, Fidel Castro. Victime d'un accident de santé en 2006, il a peu à peu passé la main à son frère Raul. Il se contentait d'apparaître de temps à autre sur quelques photos et d'écrire des éditoriaux. Plutôt inquiétants.

Depuis le mois de juin, Fidel Castro ne cesse, au fil de ses papiers, de mettre en garde contre le possible déclenchement du feu nucléaire et du désastre que cela causerait à toute l'humanité. "Une catastrophe" arrivera "rapidement" disait-il déjà fin juin, précisant qu'elle interviendrait avant même les quarts de finale de la coupe du monde. Las, comme toutes les prédictions de ce genre, elle s'est montrée rétive à respecter les échéances.

Mais Fidel Castro ne s'est pas laissé démonter pour si peu. Pour lui, la catastrophe est toujours imminente. En cause, la pression américaine sur l'Iran, qui se traduira inévitablement par la volonté des américains de contrôler un navire iranien, qui refusera, etc. De fil en aiguille, tout va dégénérer pour aboutir à la grande explosion finale... Les éléments du scénario seraient d'ailleurs en place, selon le Lider Maximo : les sous-marins postés à l'entrée du détroit d'Ormuz, l'accord de l'Arabie saoudite pour laisser les avions israéliens survoler son territoire... Et le 8 août, dernier délai, ça va péter. Il l'a encore répété dans une intervention télévisée le 12 juillet dernier, s'appuyant sur force documents et dépêches.

On aurait tort d'en rire : Fidel Castro est un expert en la matière. En 1962, c'est son souhait d'accueillir des missiles soviétiques à Cuba qui conduisit l'humanité au bord du précipice.

Est-ce la frayeur rétrospective que ces événements lui procurèrent ?  En tout cas, l'homme est désormais passé dans le camp de la paix : "Je suis prêt à engager ma modeste autorité morale, alors que tout est suspendu à un fil", écrit-il. Jusqu'ici, Barack Obama n'a pas répondu à ses offres de service.

Thomas Nagant avec Rue89

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