Face à la contestation grandissante en France, Emmanuel Macron descend dans l'arène médiatique

Emmanuel Macron en octobre 2017
Emmanuel Macron en octobre 2017 - © DAMIEN MEYER - AFP

Emmanuel Macron voulait se faire très rares dans les médias mais, face à la contestation qui gagne du terrain en France, le président français s’est décidé à descendre dans l’arène médiatique. Il est l’invité du journal de 13h de TF1 ce jeudi, avant d’accorder une nouvelle interview télévisée en fin de semaine.

Le président français va tenter de convaincre l’opinion publique du bienfait de ses réformes. Jusqu’ici, Emmanuel Macron a laissé son gouvernement en première ligne. Réforme ferroviaire, sélection à l’entrée des universités, réforme de la carte judiciaire : autant de dossiers brûlants, de mécontentements qui risquent de se coaliser.

Grèves et blocages

Depuis 10 jours, les grèves se succèdent dans les gares. Des blocages se constituent dans certaines universités et l’opposition de gauche tente d’alimenter la gronde. Le moment est donc crucial pour Emmanuel Macron. S’il reculait, ce serait le premier échec d’un mandat commencé tambour battant. Le président français a donc choisi de parler d’abord à la France des provinces, avec cette interview dans le 13 heures de Jean-Pierre Pernault. Il devrait tenter de s’y défaire de l’image de président des villes, de président des riches.

Et puis ce dimanche soir, Emmanuel Macron répondra aux questions d’Edwy Plenel de Médiapart et de Jean-Jacques Bourdin de BFMTV.  Un entretien qui s’annonce musclé, ce sera l’occasion de défendre le bilan, à l’approche du premier anniversaire de la présidence Macron.

Emmanuel Macron sur les réformes et la contestation dans les universités