Expulsions de Roms: "Cela risque d'attiser la xénophobie", dit le Conseil de l'Europe

"Les évacuations de camps roms en France et leurs expulsions de France et d'Allemagne risquent d'attiser les sentiments racistes et xénophobes en Europe", selon le président de l'APCE, le Turc Mevlüt Çavusoglu.

"Certains groupes et gouvernements profitent de la crise financière pour capitaliser sur les peurs engendrées par l'assimilation des Roms à des criminels, en choisissant un bouc émissaire qui représente une cible facile, les Roms étant l'un des groupes les plus vulnérables", affirme un communiqué publié à Strasbourg.

Soulignant qu'en vingt ans le processus d'intégration des Roms n'a pas atteint ses objectifs, il invite instamment les Etats à trouver une solution durable au problème.

Mevlüt Çavusoglu doit aborder la situation des Roms en Europe lors de sa visite officielle en Roumanie, du 29 août au 1er septembre.

Lors de leur session de juin, les parlementaires de l'APCE avaient regretté que des Etats "considèrent que la question des Roms relève des organisations internationales et européennes", alors que "la principale responsabilité incombe aux gouvernements qui ne sauraient s'y dérober".

Marraine de la campagne "Dosta!" (Assez!, en romani) contre les préjugés à l'égard des Roms, l'actrice française Fanny Ardant avait plaidé leur cause à Strasbourg en déclarant: "Les Roms n'évoluent pas dans nos codes serrés, mais ils ont droit aussi à un logement, une école ou un médecin".

Douze millions de Roms vivent en Europe et ils représentent dans certains pays plus de 5% de la population, selon des estimations du Conseil de l'Europe.


Belga

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