Explosions aux Pays-Bas: l'auteur des lettres piégées exige une rançon en bitcoins

Deux explosions se sont produites dans des centres de tri postaux aux Pays-Bas ce mercredi matin. L'auteur des lettres piégées qui ont explosé mercredi à Amsterdam et Kerkrade, dans le Limbourg néerlandais, exige une rançon en bitcoins et menace d'envoyer de nouveaux courriers si sa demande n'est pas satisfaite, a indiqué la police néerlandaise. Le montant demandé n'a pas été précisé par la police pour protéger le secret de l'enquête.

Les explosions s'étant produites dans des centres de tris postaux, l’opérateur belge bpost a pris des mesures afin de renforcer la sécurité, sans donner plus de détails.

Explosion à Amsterdam

Une explosion s’est produite vers 8h ce mercredi matin dans le service interne de courrier d’une entreprise à Amsterdam, a indiqué la police néerlandaise, qui soupçonne une lettre piégée.

Un employé de la banque néerlandaise ABN Amro a ouvert une épaisse enveloppe, dont un sifflement s'est ensuite échappé. Il s'en est éloigné avant que la missive n'explose. Aucun blessé n’est à déplorer.

Autre explosion à Kerkrade

Un petit peu plus tard dans la matinée, un colis postal a explosé vers 8h30 dans un centre de tri de Kerkrade, dans la province néerlandaise du Limbourg, a indiqué la police locale sur Twitter.

Un employé du centre de tri s'est emparé d'un paquet qui paraissait "tout à fait normal" avant d'émettre ce sifflement, ont indiqué les services de police. Le travailleur a alors lâché le colis et les neuf membres du personnel ont quitté les lieux. L'explosion s'est produite peu après et n'a pas fait de blessé.

Le centre de tri à Kerkrade a été évacué et une équipe de déminage s’est rendue sur place.

Un lien entre cette explosion et celle qui s’est produite mercredi matin dans une entreprise à Amsterdam, ne peut être établi avec certitude pour le moment, a précisé la police mais dans les deux cas, un sifflement a retenti peu avant l'explosion. 

Fausse alerte à Maastricht

Plus tard dans la matinée, une lettre suspecte a été découverte dans un immeuble de l'avenue Ceramique, à Maastricht. La missive n'a pas explosé, explique la police. Les personnes qui se trouvaient à proximité de l'immeuble ont été évacuées. Après examen par la police, la lettre suspecte parvenue à une filiale de la banque néerlandaise ABN Amro n'était pas piégée à l'explosif. Le courrier contenait en fait une souris d'ordinateur.

Le périmètre défini autour de l'immeuble qui abrite la filiale a entre-temps été levé.

Depuis le début du mois de janvier, diverses entreprises comme des hôtels, une station essence, une agence immobilière ou encore un centre de tri postal ont été la cible de lettres d’avertissement ou piégées notamment à Amsterdam, Utrecht et Rotterdam.

Situation préoccupante, selon le ministre de la Protection juridique

Les explosions qui se sont produites mercredi matin dans une entreprise d'Amsterdam et un centre de tri postal à Kerkrade sont "préoccupantes", a réagi le ministre néerlandais de la Protection juridique, Sander Dekker. Les deux détonations ont été causées par des courriers piégés, a confirmé la police peu avant midi.

"Les éléments que nous possédons actuellement indiquent qu'il n'y a pas eu de blessé, c'est déjà ça", a commenté M. Dekker. "Pour le reste, la police a ouvert une enquête." Le Coordinateur national de sécurité et lutte contre le terrorisme (NCTV) est chargé d'évaluer la situation.

La police enquête pour déterminer si les deux faits sont liés. Il serait par ailleurs actuellement "prématuré" de relier ces événements à la série de lettres d'avertissement et piégées qui ont visé plusieurs entreprises basées à Amsterdam, Utrecht, Rotterdam et Maastricht, a conclu Sander Dekker, du parti populaire libéral et démocrate (VVD).
 

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