Norvège: les attentats ont fait 92 victimes, le suspect a été inculpé

Norvège: attentat à Oslo, grave fusillade à Utoya, au moins 17 morts
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Norvège: attentat à Oslo, grave fusillade à Utoya, au moins 17 morts - © EPA/MORTEN HOLM NORWAY

La Norvège a été frappée au coeur ce vendredi. Une fusillade sur une île proche d'Oslo et une explosion dans le quartier gouvernemental de la capitale ont fait 92 morts selon un bilan toujours provisoire. Les médias norvégiens ont dressé un portrait du suspect. Qui a été inculpé par la police ce matin.

La Norvège est sous le choc au lendemain du double attentat qui a frappé le pays. Le bilan actuel fait état de 92 victimes. Mais il est toujours provisoire.

Deux attaques de nature très différentes mais un seul homme pour les perpétrer. C'est le scénario privilégié par la police qui a arrêté un homme aux cheveux blonds et aux yeux clairs, âgé de 32 ans et de nationalité norvégienne. L'homme a été inculpé pour la fusillade et l'attentat. Les enquêteurs le tiennent responsable des deux attaques mais ils n'excluent pas de nouvelles arrestations, a précisé Roger Andresen.

Le gouvernement norvégien directement visé

Sept personnes ont perdu la vie dans l'explosion qui a touché des bâtiments gouvernementaux dans le cœur d'Oslo. L'attentat aurait été perpétré à l'aide d'une voiture piégée massivement chargée en explosifs, sans que cela ne soit confirmé à ce stade. La banque du sang de Norvège a fait appel aux donneurs universels (les personnes du groupe O) ce qui suggère qu'il y ait eu de nombreux blessés avec d'importantes pertes de sang.

L'agence AFP indique que le Premier ministre, Jens Stoltenberg, n'était pas dans son bureau au moment de l'explosion et n'est donc pas blessé. 

La déflagration a soufflé de nombreuses fenêtres de l'immeuble de 17 étages qui abrite les bureaux de Jens Stoltenberg, ainsi que les façades de plusieurs ministères situés à proximité, dont le siège du ministère du Pétrole, qui a pris feu, indique une dépêche de l'agence Reuters. Le ministère des finances et la rédaction d'un célèbre tabloïd norvégien sont également touchés.

Véritable massacre sur l'île d'Uteya

Moins d'une heure plus tard, 85 autres personnes ont péri dans un véritable massacre sur l'île d'Utoeya, située à une quarantaine de kilomètres de la capitale. Les jeunes du parti travailliste, le parti du Premier ministre, y tenaient leur rassemblement annuel.

Nous sommes sur la plage. Un homme déguisé en policier est en train de tirer! Aidez-nous, quand est-ce que la police vient nous aider?", a twitté un des jeunes présents sur place. Selon CNN, il y avait 700 jeunes sur l'île.

Sécurité renforcée

L'armée et la police norvégiennes vont renforcer la sécurité auprès des bâtiments et institutions potentiellement menacés, a annoncé samedi la police d'Oslo. Cette dernière a par ailleurs levé l'instruction donnée à la population de se tenir à l'écart du centre-ville d'Oslo. "Le quartier autour du siège du gouvernement va rester bouclé jusqu'à nouvel ordre. La police et l'armée vont sécuriser les bâtiments et institutions qui pourraient être menacés", a indiqué la police d'Oslo dans un communiqué.

"La situation dans le centre d'Oslo n'est plus chaotique et l'appel à se tenir à l'écart du centre-ville est levé", a précisé la police.

Une tragédie nationale, selon le Premier ministre

Le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg a qualifié samedi de "tragédie nationale" la double attaque sanglante. "Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, notre pays n'avait été frappé par un crime de cette ampleur", a déclaré M. Stoltenberg, lors d'un point de presse.

"C'est un cauchemar", a-t-il ajouté, en évoquant "la peur, le sang et la mort" rencontrés par les jeunes participant à l'université d'été de la jeunesse travailliste lorsqu'un homme déguisé en policier a ouvert le feu sur l'île Utoeya.

Pas de victimes belges ?

Les Affaires étrangères sont toujours dans l'attente de nouvelles officielles en provenance de l'ambassade de Belgique à Oslo mais le risque d'apprendre que des compatriotes font partie des victimes semble très faible, estime Patrick Deboeck. "Mais nous attendons encore confirmation de la part de notre ambassade".

Pour le moment, le ministère des Affaires étrangères ne modifie pas ses recommandations de voyage pour la Norvège.

Gregory Tervel, JUVL, PIAB avec agences

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