Sea Watch : deux migrants évacués du bateau, 40 sont toujours bloqués devant Lampedusa

Evacuation de deux migrants du Sea Watch. 40 sont toujours bloqués devant Lampedusa
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Evacuation de deux migrants du Sea Watch. 40 sont toujours bloqués devant Lampedusa - © Tous droits réservés

Le Sea-Watch est toujours bloqué en face du port de l’île de Lampedusa. Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini refuse que les migrants qui se trouvent à bord débarquent en Italie. Pour Carola Rackete, la capitaine allemande du navire humanitaire, "on ne peut pas attendre plus, on ne peut pas jouer avec le désespoir de personnes dans le besoin". La jeune femme de 31 ans assume pleinement d’avoir forcé le barrage des eaux territoriales italiennes pour tenter de débarquer ces migrants dont trois mineurs. "Je sais ce que je risque", a-t-elle déclaré, " mais les 42 naufragés à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr".

 

Deux migrants évacués

Cette nuit, deux migrants ont été évacués. L’un d’eux, âgé de 19 ans, souffrant de fortes douleurs, a été hospitalisé. Son petit frère, qui voyageait avec lui, l’a accompagné. En revanche, pour les 40 autres migrants, toujours aucune solution en vue. Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini ne veut pas les laisser entrer sans avoir l’assurance qu’ils seront tout de suite pris en charge par les Pays-Bas, l’Allemagne ou un autre pays européen. Les Pays-Bas, parce que le navire bat pavillon de ce pays et l’Allemagne qui est le pays de cette ONG. Selon la Commission européenne, plusieurs pays seraient prêts à participer à une telle répartition mais il faut d’abord que les migrants débarquent. Ce que Matteo Salvini refuse encore et toujours. Il menace même que l’Italie n’identifie plus les migrants à leur arrivée afin de les laisser gagner plus facilement le reste de l’Europe. De quoi accroître encore la tension entre l’Italie et la Commission européenne.

Des poursuites contre Sea-Watch ?

Matteo Salvini réclame aujourd’hui l’arrestation de l’équipage pour aide à l’immigration clandestine et le placement sous séquestre du navire. La jeune capitaine et les responsables de l’ONG risquent jusqu’à 50.000 euros d’amende et la saisie du bateau. Dès cette annonce, une cagnotte a été lancée sur Facebook et a déjà rapporté plus de 240.000 euros.

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