Euthanasie: "Si on prenait toutes les demandes qui nous viennent de l'étranger, ce serait impossible à gérer"

En France, les députés débattent ce jeudi après-midi et soir d’un énième projet de loi sur l’euthanasie, une proposition qui n’a aucune chance de passer : les députés de droite ont déposé des milliers d’amendements pour bloquer le vote. Et pourtant, 80 à 90% des Français sont pour une légalisation du droit de mourir dans la dignité. C’est que l’on meurt mal en France. Au point que les Français n’ont d’autre choix que de se tourner vers la Belgique.

La chanteuse Françoise Hardy qui souffre d’un cancer du pharynx et voudrait mourir dignement demande le droit à l’euthanasie. Mais en France, c’est impossible. Du coup, certains, en grande souffrance, appellent des médecins belges, comme le docteur Yves de Locht : "J’ai des patients très gravement malades qui voulaient terminer leur vie dans un hôpital français. On leur a dit non. "

"Il y a des demandes tout à fait sérieuses qui répondent aux conditions de la loi, maladie de Charcot, Parkinson, des cancers au stade avancé".

La loi belge autorise des patients français à se faire euthanasier en Belgique. Jacqueline Herremans, présidente de l’association pour le droit de mourir dans la dignité estime qu’il serait "inhumain de ne pas entendre certains appels" mais met en garde contre un appel d’air vu la longueur et la pénibilité du cheminement. "Si on prenait en considération toutes les demandes qui nous parviennent de l’étranger, ce serait impossible à gérer".

Face a l’afflux de demandes, de nombreux hôpitaux belges les refusent désormais.

En Europe, l’Espagne est devenu en mars le 4e pays à dépénaliser l’euthanasie.

JT du 08/04/2021 - France : nouveau débat tendu sur l'euthanasie

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