Européennes: le débat Philippe Lamberts (Ecolo) et Cédric du Monceau (cdH)

Européennes: le débat Philippe Lamberts (Ecolo) et Cédric de Monceau (CDH)
Européennes: le débat Philippe Lamberts (Ecolo) et Cédric de Monceau (CDH) - © Tous droits réservés

D’ici le 26 mai, l’émission La Semaine de l’Europe sur La Première reçoit les têtes de liste pour les européennes des principaux partis francophones. Ce vendredi, Philippe Lamberts, tête de liste Ecolo aux Européennes, et Cédric du Monceau, suppléant sur la liste CdH pour ses élections européennes, débattent de l’urgence climatique.

Quelles mesures pour lutter contre le changement climatique ?

La problématique du changement climatique est une question forcément européenne. On ne peut pas la régler seul au niveau national. Si vous êtes élus, vous commenceriez par quoi ?

Cédric du Monceau (CdH) : « Nous avons plusieurs propositions qui concernent les transports. C’est pour ça que Benoit Ludgen est sur un bateau. Il y a deux secteurs qui n’évoluent pas bien: la mobilité et la construction. Et, c’est comme ça qu’on va y arriver. Il faut que les gens s’approprient leur responsabilité, c’est le sens de l’humanisme. Ce n’est pas la terre qui est en danger, c’est l’homme. Il doit prendre son destin en main. »

Philippe Lamberts (Ecolo) : « La vraie question c’est : est-ce qu’on est prêt à transformer l’intégralité des instruments européens, c’est-à-dire, la loi (règlements et directives), le budget et les prêts faits par la Banque européenne d’investissement comme des instruments de la transition écologique ? Certains disent aujourd’hui qu’il faudrait rajouter un peu de vert dans le budget européen et proposent de consacrer un quart du budget européen à la lutte contre changement climatique. C’est génial ! Mais, si les trois quarts restant accentuent le changement climatique, on fait trois pas en arrière et un pas en avant. Nous disons que chaque loi adoptée doit contribuer à réduire la fracture sociale, améliorer la santé des gens et réduire notre empreinte écologique. Il faut un changement de paradigme. »

Comment finance-t-on cette transition écologique ?

Cédric du Monceau (CdH): « Il suffirait déjà d’avoir un système fiscal qui soit unique pour les entreprises, en tout cas les multinationales. Il y aurait déjà beaucoup moins d’évasion fiscale. Aujourd’hui, on est dans l’optimisation fiscale et la fuite des capitaux. L’Europe en soi n’a pas de problème. Notre épargne est quatre fois plus importante que les Etats-Unis. Simplement, pour le moment, on ne prend pas les mesures pour pouvoir mettre en place une politique environnementale et sociale en empêchant les capitaux de partir à l’étranger. »

Philippe Lamberts (Ecolo): « Il faut réorienter la dépense existante. Le premier budget de l’Union, c’est la politique agricole commune. Cela représente 37% du budget de l’Union. Il est aujourd’hui, en train de financer un modèle agrobusiness qui est destructeur pour l’environnement. Il faut dépenser la PAC totalement différemment en vue d’une transition vers l’agro-écologie. »

Découvrez l’intégralité de l’interview de Philippe Lamberts et Cédric du Monceau, dans La Semaine de l’Europe sur Auvio.

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