Europe: la Commission arbitre la polémique des drapeaux en berne

La Grèce et L'Espagne visées par la proposition de mettre les drapeaux en berne pour punir les pays endettés.
La Grèce et L'Espagne visées par la proposition de mettre les drapeaux en berne pour punir les pays endettés. - © BELGA / JULIEN WARNAND

La Commission européenne a tenté de faire machine arrière mercredi après la proposition controversée d'un de ses commissaires de mettre en berne les drapeaux des pays trop endettés afin de les punir.

"Cette idée n'était pas la sienne et il ne la soutient pas", a affirmé la porte-parole du commissaire chargé de l'Energie, Günther Oettinger, qui avait lancé cette proposition de drapeaux en berne pour les "mauvais élèves" de la zone euro dans un tabloïd allemand.

Selon la porte-parole, Marlene Holzner, l'idée de mettre en berne les drapeaux des pays trop endettés est venue "au cours d'une discussion" et n'engage ni le commissaire, ni la Commission. "Le commissaire ne s'est jamais réveillé un matin pour dire que ce serait une super idée" de faire une telle proposition.

Elle est cependant demeurée vague pour savoir qui était à l'origine de cette proposition. "C'est quelque chose qui est venue comme ça dans une discussion avec des journalistes", a ajouté la porte-parole.

Les pays européens montent au créneau

Une centaine de députés européens, outrés par cette proposition, ont écrit au président de la Commission européenne, pour lui demander des explications et exiger des excuses, voire la démission, de Günther Oettinger. Un porte-parole de la Commission a promis mercredi que José Manuel Barroso leur répondrait "le plus vite possible".

Le commissaire allemand avait dit vendredi au journal Bild, le plus lu d'Allemagne: "Il y a aussi la proposition de mettre en berne, devant les bâtiments de l'UE, les drapeaux des mauvais élèves en matière de dette. Cela serait certes un symbole, mais cela aurait un effet dissuasif".

"Proposer d'humilier les Etats endettés comme une des solutions à la crise va à l'encontre des valeurs européennes. La Commission doit prendre des sanctions", a estimé lundi l'un des cosignataires de la missive des députés européens, le socialiste belge Marc Tarabella.


Belga

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