ETA : l'Espagne "ne négociera jamais avec les terroristes", affirme Rajoy

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le 18 septembre 2012 à Bilbao
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le 18 septembre 2012 à Bilbao - © Rafa Rivas

L'Espagne "ne négociera jamais avec les terroristes", a déclaré mardi le chef du gouvernement Mariano Rajoy dans un discours prononcé au Pays basque, rendant hommage à une victime du groupe armé ETA assassinée en 1997.

"Le gouvernement ne cédera jamais, jamais, à aucun type de chantage de ceux qui ont pratiqué et encouragé la terreur, jamais", a ajouté Mariano Rajoy, réaffirmant avec force la position de Madrid à un mois d'élections régionales au Pays basque où la gauche indépendantiste pourrait se trouver en position de force.

"Négocier, c'est s'approcher de la raison de l'autre or l'ETA n'a absolument pas raison", a-t-il ajouté.

Ses déclarations ont provoqué les applaudissements nourris du public rassemblé à Bilbao pour un hommage à Miguel Angel Blanco, un élu conservateur du Pays basque assassiné le 12 juillet 1997, 48 heures après son enlèvement.

Cet assassinat avait été suivi en Espagne de manifestations populaires contre le terrorisme, d'une ampleur sans précédent à travers le pays.

"Nous parlons un langage clair, sans détour, et nous nous battons pour vaincre non seulement la pratique terroriste mais aussi la prétention totalitaire (de ceux) qui tentent de la justifier", a poursuivi M. Rajoy.

Le chef du gouvernement régional sortant, le socialiste Patxi Lopez, a convoqué des élections anticipées au Pays basque le 21 octobre, soit un an après l'annonce historique de la fin de la violence de l'ETA.

La gauche indépendantiste, qui se présentera sous une nouvelle coalition, Euskal Herria Bildu (EHB), pourrait arriver en deuxième position derrière le parti nationaliste basque PNV, selon un sondage de l'Université du Pays basque, réalisé en mai.

Cette coalition inclut des représentants de la gauche radicale issus de la mouvance Batasuna, l'aile politique de l'ETA interdite en 2003.


AFP
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