Est-il possible de faire disparaître les preuves d'une attaque chimique ?

Est-il possible de faire disparaître les preuves d'une attaque chimique ?
Est-il possible de faire disparaître les preuves d'une attaque chimique ? - © STRINGER - AFP

Ce mercredi, les experts de l'OIAC, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ont enfin pu entrer à Douma en Syrie pour mener l'enquête sur l'utilisation ou non d'armes chimiques. Cela fait maintenant dix jours que l’attaque chimique présumée au gaz toxique a eu lieu. Olivier Lepick était l’invité de Soir Première. Il est chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, spécialiste des armes chimiques.

Est-ce qu'en dix jours, il est possible de faire disparaître des preuves d'une telle attaque ?

"Chaque heure qui passe rend plus difficile la possibilité de recueillir des éléments et des preuves irréfutables de la nature chimique de cette attaque. Il est difficile de comprendre pourquoi les Syriens et les Russes ont tant tardé pour autoriser les inspecteurs à accéder au site si ils n'ont rien à se reprocher. Les Syriens et les Russes sont les principaux suspects dans cette affaire. La tentation a surement été grande de faire le ménage".

Faire le ménage, ça veut dire quoi ?

"On peut déjà nettoyer le site de l'attaque de manière à ce qu'aucun prélèvement physico-chimique ne soit sur les murs, dans l'environnement immédiat de l'attaque. On peut aussi dénier l'accès aux victimes, c'est-à-dire aux cadavres ou aux blessés, parce que les inspecteurs pourraient effectivement faire des prélèvements biologiques sur ces victimes et trouver des traces d'un agent chimique militaire dans les fluides, le sang, l'urine des victimes".

Pour écouter l'entièreté de l'interview:

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